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Mais que veut donc dire « or » ?

par Thierry Laisney

Les salariés pauvres sous soins palliatifs

par Mezetulle

Sur un prétendu droit de désobéir

par André Perrin

L’école « disciplinaire »

par Catherine Kintzler

La métamorphose de l’art. Sur un essai de Michel Guérin (par Pascal Krajewski)

par Auteur Invité

« Entre les murs », ou l’antre de la folie. L’école et la « vraie vie »

par Marie Perret

Descartes Œuvres complètes IV : Méditations métaphysiques

par Mezetulle

Comment une musique pourrait-elle être triste ?

par Thierry Laisney

On vous ment ! – La laïcité (enfin) alternative de Joan Scott

par Sabine Prokhoris

« La Flûte enchantée » à Bruxelles : mais où est passé Mozart ?

par Samuël Tomei

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Le Bloc-notes

Billets d’actualité et d’humeur

Les salariés pauvres sous soins palliatifs 8

Les chaînes de radio et de tv proposent une abondance de chroniques économiques édifiantes, histoire de « faire de la pédagogie » pour ceux qui n’y entendent rien et de les mettre sur les rails de la « rationalité » – car, c’est bien connu, les pauvres ne savent pas bien compter. Gilets jaunes, vos petits calculs se terminent dans le rouge ? Il faut voir les choses de plus haut, dans leur « globalité ». Vous allez tout comprendre.

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L’école « disciplinaire » 1

Parmi les nombreuses réactions qui ont suivi la révélation des graves actes de violence subis par les professeurs et du silence qui les étouffe depuis longtemps, je lisais, de la part d’un esprit distingué dont j’apprécie les analyses, qu’il est temps d’abandonner le débat entre « pédagogistes » et « disciplinaires ». Le mot « disciplinaire », utilisé pour désigner le comble de la ringardise et balayer d’un revers de main un débat trentenaire, a retenu mon attention. Disons donc, une fois de plus, pourquoi l’école doit être disciplinaire, pourquoi sans discipline aucun enseignement n’est possible et en quoi la discipline scolaire est libératrice. Quelques références seront ensuite rappelées.

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Descartes Œuvres complètes IV : Méditations métaphysiques

Après les tomes I (paru en 2016, Premiers écrits. Règles pour la direction de l’esprit) et III (paru en 2009, Discours de la méthode et Essais) de la nouvelle édition critique des Œuvres complètes de Descartes sous la dir. de Jean-Marie Beyssade et Denis Kambouchner (Gallimard coll. Tel), voici le tome IV contenant les « Méditations métaphysiques » ainsi que les « Objections et Réponses ».

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« Adresse au président de la République » par Philippe Foussier (extraits) 2

Le 1er mai 2018, lors du rassemblement pour la République et la laïcité au Père Lachaise en hommage aux martyrs de la Commune de Paris, Philippe Foussier (alors Grand maître du Grand Orient de France) a prononcé une Adresse au président de la République où il l’interpelle fermement au sujet de la laïcité, régulièrement et directement mise en cause dans nombre d’interventions officielles. En voici quelques extraits – l’intégralité du discours est publiée par le numéro 320 de la revue Humanisme et téléchargeable sur le site du Grand Orient.

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La bibliothèque, la mémoire et l’écrit (dossier) 2

Revue « Humanisme » n°320

La livraison datée d’août 2018 (n° 320) de la revue Humanisme propose un dossier consacré à la réflexion sur les bibliothèques, préparé, coordonné et présenté par Jean-Pierre Sakoun, ancien conservateur des bibliothèques.

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Théâtre et philosophie (dossier)

Dossier dans la Revue de Métaphysique et de Morale

Le numéro d’avril-juin (2018/2) de la Revue de Métaphysique et de Morale publie un dossier thématique préparé et présenté par mes soins, intitulé « Théâtre et philosophie ».

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Affaire Benalla : proposition pour une intervention du président de la République 5

Nombreux sont les citoyens, les élus, les journalistes, qui sollicitent et attendent avec impatience (sinon une certaine gourmandise) une intervention du président de la République à la suite de la déplorable affaire Benalla qui éclabousse l’Elysée. Pensant qu’Emmanuel Macron y songe peut-être, j’ose ici suggérer quelques thèmes pouvant en former les grandes lignes.

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L’affichage politico-religieux dans la société serait-il au-dessus de toute critique ? 14

Le port d’un hijab par une représentante du syndicat étudiant UNEF ne relève pas de la laïcité organique stricto sensu. Comme l’affaire du burkini en 2016, il soulève une question de liberté civile. Si on a le droit d’afficher les options politico-religieuses les plus rétrogrades, on doit aussi avoir celui (car c’est le même !) de critiquer, caricaturer et désapprouver publiquement ces mêmes options. On peut même considérer l’exercice de ce droit de désapprobation comme un devoir sans s’exposer pour cela à se faire injurier.

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La réforme des lycées et le méli-mélo interdisciplinaire 5

L’école se juge à ce qu’on y apprend. Jean-Michel Muglioni s’en tient à ce principe pour juger la création par la nouvelle réforme des lycées de disciplines hybrides : « Histoire-géographie, géopolitique, science politique » et « Humanités, littérature et philosophie ». Les disciplines ainsi agrégées ne peuvent pas être apprises chacune selon sa méthode qui pourtant seule permet de comprendre réellement son contenu. L’irrationalité devient la norme, ou plutôt continue d’être la norme de l’école.

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Dossier sur « l’enseignement du fait religieux » 2

Depuis le « Rapport Debray » de 2002, il semble aller de soi que « l’enseignement du fait religieux » doit figurer au sein des les programmes scolaires. Mais la notion elle-même de « fait religieux » reste confuse, elle peut véhiculer des obstacles à un enseignement laïque et elle demande à être élucidée.
Mezetulle a ouvert un dossier sur la question.

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Manifeste contre le nouvel antisémitisme 10

Je figure parmi les 300 premiers signataires du « Manifeste contre le nouvel antisémitisme » publié dans Le Parisien du 22 avril. On peut le lire in extenso ci-dessous et sur le site du journal.
Le texte, proposé sur change.org , a recueilli plus de 26000 signatures au moment où je mets ce billet en ligne.

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À la mémoire de Jean-Claude Malgoire

Jean-Claude Malgoire est mort hier. Je me souviens du chercheur infatigable que je croisais à la BnF. Je me souviens du recueil de textes de Rameau que nous avons publié et commenté ensemble… en 1980 ! Je me souviens d’un colloque consacré à l’opéra français que j’avais organisé à Paris, où il était intervenu. L’Atelier lyrique de Tourcoing, pendant plus de 30 ans, a été grâce à lui une ruche hyperactive, un haut lieu de la musique pensive, où les oreilles venaient vivre une renaissance.

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Comment « sauver » le discours de Macron aux évêques 17

Est-ce bien le président de la République qui a parlé ?

En lisant le discours prononcé le 9 avril 2018 par Emmanuel Macron devant les évêques au Collège des Bernardins, je me suis demandé si c’est bien le président de la République qui a parlé. Déjà, dans un article précédent, j’avais fait quelques contorsions pour trouver sens à des propos qui lui ont été attribués sur la laïcité. Cette fois, il s’agit de propos authentifiés et de déclarations inquiétantes : je dois avouer que l’exercice est bien plus difficile et qu’il commence à me lasser. Mais enfin, et puisqu’il a été question dans ce discours – et avec quels accents – de « salut », je me lance derechef dans une périlleuse entreprise de sauvetage.

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Michel Sénéchal, l’art du chant et de la diction

Le chanteur Michel Sénéchal est mort le 1er avril – quelques articles parcimonieux dans la presse et un silence presque total sur les chaînes de tv de grande écoute. Je tiens tout particulièrement à célébrer sa mémoire.
Entendre Michel Sénéchal dans le rôle-titre de Platée de Rameau à l’Opéra comique de Paris en 1977 (voir l’extrait vidéo ci-dessous) fut pour moi une révélation.

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Tribune « Non au séparatisme islamiste » 2

Le Figaro du 20 mars 2018 a publié p. 2 la Tribune « Non au séparatisme islamiste » que j’ai signée. On peut la lire dans le pdf ci-dessous avec la liste des 100 signataires.

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Tous les articles du Bloc-notes

La Revue

Articles de fond, écrits sans hâte, argumentés, parfois longs ou même casse-pieds : c’est exprès !

Mais que veut donc dire « or » ?

Au sein de la famille des conjonctions de coordination (« mais », « ou », « et », « donc », « or », « ni », « car »), c’est en général « donc » qui est présenté comme un intrus : il fonctionne comme un adverbe (notamment par son caractère déplaçable). La singularité de la particule « or » n’est pas de même nature : elle réside dans la difficulté qu’il y a à cerner sa valeur sémantique.

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Sur un prétendu droit de désobéir

Les formes de désobéissance aux lois sont très variées. Il est question ici de celles qui entendent se présenter en tant que revendications, s’appuyer sur des arguments ou se présenter comme des théories – certaines allant jusqu’à refuser la notion même de légitimité. André Perrin les examine : de quel droit s’autorise-t-on pour soutenir qu’il y a un droit de désobéir aux lois ?

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La métamorphose de l’art. Sur un essai de Michel Guérin (par Pascal Krajewski) 2

Pascal Krajewski a lu « Le Temps de l’art. Anthropologie de la création des Modernes » (Actes Sud, 2018) de Michel Guérin et livre à Mezetulle son analyse, ou plutôt sa traversée d’un ouvrage considérable qui, en retraçant l’histoire de l’art depuis cinq siècles, s’interroge sur ses métamorphoses et sur ce qu’elles révèlent.

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« Entre les murs », ou l’antre de la folie. L’école et la « vraie vie » 1

Mezetulle republie un texte que Marie Perret a écrit en 2008 sur le film de Laurent Cantet « Entre les murs » (Palme d’or 2008 à Cannes). Y est mis en évidence le dispositif cauchemardesque d’une école qui, loin de mettre en son centre l’émancipation par l’instruction, se glorifie de ressembler à la « vie réelle » et fait obstacle à l’enseignement. C’est un monde obscène et féroce dans lequel il est devenu impossible d’instruire les élèves et où il s’agit de rééduquer ceux qui sont supposés instruire : non seulement le professeur ne peut rien expliquer, mais il est sommé de s’expliquer. Nous en avons aujourd’hui les aveuglants et sinistres effets sous les yeux : l’école est devenue un « reflet du réel », la dualité topique qui en permet le fonctionnement est constamment niée. Pour en refaire un espace d’émancipation, il faut d’abord consentir à une opération de soustraction : pour penser, on doit chercher l’abri et le recueillement d’une clairière et fuir l’enfermement « entre les murs » du tourbillon social.

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Comment une musique pourrait-elle être triste ?

Lecture d’un livre de Saam Trivedi par Thierry Laisney

Bien qu’elle ne soit pas un être animé ou sensible, nous prêtons tout naturellement à la musique des propriétés expressives, comme celle d’être triste ou joyeuse. C’est cette énigme – ou ce qu’il présente comme tel – que cherche à résoudre Saam Trivedi, professeur de philosophie au Brooklyn College (New York), dans le livre « Imagination, Music, and the Emotions. A Philosophical Study ». Tout au long de l’ouvrage, l’auteur, tout en critiquant les points de vue concurrents, suggère la solution qu’il propose, et qu’il n’expose vraiment que dans son dernier chapitre.

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On vous ment ! – La laïcité (enfin) alternative de Joan Scott 3

Sabine Prokhoris a lu le livre de Joan Scott « La Religion de la laïcité » ; elle propose une analyse minutieuse des circularités et des élémentaires fautes de logique dont cet ouvrage s’autorise. Elle montre, en le démontant, l’arrière-plan idéologique qui enveloppe ces procédés et répond ainsi à la question : comment considérer l’énigme intellectuelle que constitue l’effet si puissant d’une pensée si faible ?

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« La Flûte enchantée » à Bruxelles : mais où est passé Mozart ? 3

Romeo Castellucci de la « contestation de la lumière » à la condamnation des Lumières

La Monnaie de Bruxelles a donné, fin septembre-début octobre 2018, une « Flûte enchantée » de Romeo Castellucci, le Tobe Hooper de l’art lyrique, spectacle agrémenté de longs passages de la musique bien connue de Wolfgang Amadeus Mozart. Si la plupart des textes sont d’Emanuel Schikaneder, librettiste allemand contemporain du compositeur, les autres sont de la sœur même de M. Castellucci et, eux, en langue anglaise afin que tout le monde comprenne…

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« Déraison des raisons.. » de Sabine Prokhoris, lu par Jeanne Favret-Saada

Au moment où s’engagent les batailles publiques pour ou contre la prochaine loi bio-éthique, Sabine Prokhoris, philosophe et psychanalyste, publie un essai brillant Déraison des raisons. Les juges face aux nouvelles familles, préfacé par Élisabeth Badinter et illustré par Florence Cestac (Paris, PUF, 2018). Cet ouvrage devrait alimenter notre réflexion sur la gestation pour autrui et la procréation médicalement assistée. Jeanne Favret-Saada a bien voulu en faire l’analyse pour Mezetulle.

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Le divertissement dans l’opéra classique merveilleux et la libération de la danse 1

Le statut de la danse dans l’opéra français merveilleux des XVIIe et XVIIIe siècles soulève un paradoxe. L’opéra est souvent appréhendé comme un objet mixte et impur qui assujettit les arts les uns aux autres et les avilit. Pourtant, c’est précisément sous la condition de cette impureté que se révèle quelque chose de fondamental. On examine ici comment, à l’âge classique, l’épreuve de l’opéra forme une expérience décisive qui va révéler la danse à elle-même. La contrainte du théâtre et l’impératif d’obtenir un effet de théâtre libèrent la danse et la conduisent même à s’emparer du théâtre en une sorte de rapt chorégraphique.

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Nouvelles querelles cartésiennes 3

Sur deux livres de Françoise Pochon-Wesolek

Il y a une quinzaine d’années, Pierre Macherey concluait ainsi un article consacré à la fameuse controverse qui opposa Ferdinand Alquié et Martial Guéroult au colloque de Royaumont :
« Mais peut-être la grandeur de Descartes est-elle d’avoir prêté occasion à de telles lectures alternatives et irréconciliables, ce qui fait qu’on n’a pas fini de disputer et de se disputer à son propos, signe qu’il s’agit d’une pensée toujours vivante qui, au-delà des limites dans lesquelles son discours est historiquement enfermé, continue à faire réfléchir parce qu’elle n’a toujours pas livré ses ultimes secrets ».
Les deux livres que Françoise Pochon-Wesolek vient de publier coup sur coup (« Descartes à la lumière de l’évidence » et « Descartes, penseur pré-critique ou platonicien ? » L’Harmattan 2018) illustrent ce propos et permettent de mesurer à quel point la pensée de Descartes est vivante, en tout cas au sens où l’entend Macherey. La visée de l’auteur est assurément polémique et pourrait même s’apparenter à une entreprise de démolition car il n’y a guère de commentateurs de Descartes qui échappent à ses critiques acérées.

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Baby-Loup, le retour ? Les « constatations » du Comité des droits de l’homme de l’ONU 1

Le Comité des Droits de l’homme de l’ONU ne peut pas « condamner » la France

« L’affaire Baby-Loup » rebondirait-elle ? 4 ans après la décision définitive de la Cour de cassation déboutant la salariée de la crèche qui contestait son licenciement, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a déclaré le 10 août 2018 que la France avait en l’espèce violé la liberté de manifester sa religion et discriminé « les femmes musulmanes » : elle devrait donc indemniser la salariée licenciée. Les amis du communautarisme (à condition qu’il soit islamiste) claironnent que « l’ONU condamne la France » (l’Obs), voire « a mis un point final » à l’affaire (Fédération Nationale de la Libre Pensée), pour se réjouir bruyamment. À tort semble-t-il. Explications.

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L’oreille et la langue 9

Sur la notion de « faute »

Nombreuses sont les publications qui se donnent pour but d’aider leurs lecteurs à ne plus faire aucune « faute » en matière de langue. Mais, se contentant de dresser un catalogue, elles interrogent rarement la notion même de « faute », comme si les fautes en question allaient de soi, comme si leur nature ou leur gravité n’étaient pas ce qui importait. Pour se demander ce qu’est une faute, et en proposer une amorce de typologie, il pourra être utile de partir de l’examen de quatre volumes publiés sous l’égide de l’Académie française entre 2014 et 2017. Nous verrons qu’il y a faute et « faute » : on gagne parfois à placer le terme entre guillemets.

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Les anti-chosistes. Un livre de Graham Harman 3

Thierry Laisney poursuit ses lectures d’ouvrages de philosophie contemporaine en langue anglaise. Dans le livre ‘Object-Oriented Ontology : A New Theory of Everything’, le philosophe américain Graham Harman (né en 1968) entend exposer pour un large public la théorie dont il peut être considéré comme le chef de file : OOO, « le triple O », c’est-à-dire l’Ontologie Orientée vers l’Objet (Object-Oriented Ontology), une école de pensée qui n’a pas plus de vingt ans d’existence et qui connaît un certain retentissement depuis quelque dix ans.

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Comment juger une réforme de l’école ? 4

Jean-Michel Muglioni reprend ici sa réflexion sur la nature de l’école. Au moment où une nouvelle réforme pouvait sembler prendre enfin le contre-pied de tout ce qui a été fait depuis un demi-siècle pour détruire l’école, il craint qu’une fois de plus l’idéologie du marché détermine la politique scolaire. Sur quels critères en effet juger une école ? Il faut et il suffit de considérer ce qu’on y enseigne. Qu’apprendra-t-on de la maternelle à l’université ? question à la fois politique – c’est au citoyen et non au consommateur ou au producteur de dire quelle école convient à la République – et philosophique : la définition des contenus de l’enseignement dépend de l’idée qu’on se fait du savoir, c’est-à-dire de la nourriture qui convient à l’esprit. Question qui étrangement est moins souvent posée que celle de savoir ce que doit servir une cantine scolaire.

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Les pédagogies innovantes : heurts et malheurs (par Sébastien Duffort) 10

Sébastien Duffort part du constat douloureux connu de tous au sujet de l’état du système éducatif français : non seulement le niveau baisse, mais les inégalités d’accès au savoir se creusent. Pour l’expliquer, on met souvent en avant, à juste titre, le manque de moyens, l’absence de mixité sociale à l’école et l’émergence de véritables « ghettos » scolaires.
Mais ces arguments omettent un point central : les dispositifs pédagogiques mis en œuvre dans la classe affectent considérablement et le niveau des élèves et les inégalités face aux apprentissages. On peut s’interroger sur la responsabilité de ceux qu’une doxa pédagogique a privilégiés depuis la fin des années 60.

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