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« Journal d’un indigné » d’André Perrin, lu par C. Kintzler

par Mezetulle

Qu’est-ce qu’une conviction laïque ?

par Catherine Kintzler

« Les Suppliantes » au présent

par Sabine Prokhoris

Dépenses publiques, dépenses privées, PIB : sortir de la confusion

par François Braize

Libéralismes et éducation

par Sébastien Duffort

Le retour du fascisme ?

par Samuël Tomei

Le désir de savoir

par Thierry Laisney

À la mémoire de Christiane Menasseyre

par Catherine Kintzler

Michel Houellebecq, Vincent Lambert : le déshonneur du « Monde » 

par Sabine Prokhoris

La République des Lettres : liberté, égalité, singularité et loisir

par Catherine Kintzler

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Le Bloc-notes

Billets d’actualité et d’humeur

« Journal d’un indigné » d’André Perrin, lu par C. Kintzler

André Perrin publie « Journal d’un indigné » (Paris : L’Artilleur/Toucan, 2019) où l’on retrouvera la plume alerte et l’humour implacable dont il nous avait déjà régalés avec « Scènes de la vie intellectuelle en France. L’intimidation contre le débat » (Paris : éd. du Toucan, 2016).

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À la mémoire de Christiane Menasseyre 11

Combat pour l’enseignement philosophique de la philosophie

Christiane Menasseyre, inspectrice générale honoraire de philosophie, ancienne secrétaire générale de la Société française de philosophie, est brusquement décédée le 29 juillet 2019. Je l’ai bien connue d’abord comme collègue puis comme inspectrice alors que j’étais professeur de lycée, et comme présidente de jury de concours lorsque je suis devenue professeur d’université. Devenue une amie, je l’ai retrouvée au sein du bureau de la Société française de philosophie. Modèle de rigueur et de liberté, elle lègue aux professeurs l’esprit de combat ferme et raisonné avec lequel elle a toujours défendu un enseignement authentiquement philosophique, inclus dans une haute idée des humanités – puissent-ils s’en inspirer longtemps encore.

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La carte bleue vertueuse, surmoi plastifié 8

J’ai d’abord cru à une blague. Mais non, une étape a été franchie dans la culpabilisation écolo avec l’invention d’une carte bleue qui affiche l’empreinte CO2 de ce que vous achetez avec. Au comble de la perfection, une version de cette carte bloque vos achats si vous dépassez « un certain quota ». Un sommet de propreté peut donc être atteint avec ce surmoi plastifié : en restant sagement sur votre compte, l’argent n’a plus du tout d’odeur, il est renvoyé à son essence.

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Accompagnateur scolaire ou « maman voilée » ? 9

Fatiha Agag-Boudjahlat était invitée par David Pujadas dans la deuxième partie de l’émission « L’Info en questions » (LCI) du vendredi 31 mai, au sujet du port de signes religieux par les accompagnateurs scolaires – en l’occurrence les accompagnateurs qu’on appelle « les mamans voilées ». L’invitée, en grande forme, qui a publié récemment un ouvrage intitulé « Combattre le voilement », a magnifiquement argumenté et au passage fait voler en éclats toutes les interventions de Romain Goupil. On se régalera à revoir l’émission en « replay » sur le site de LCI.

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Le projet de nouveau programme de philosophie du Conseil supérieur des programmes : continuité et clarté (par V. Soria) 4

Après l’article de Guy Desbiens, ce texte de Valérie Soria vient enrichir le dossier consacré aux projets de programme de philosophie pour les classes terminales. En s’appuyant sur un bref historique du travail du Groupe d’élaboration des programmes (GEPP) auquel elle a participé, et sur un rappel des missions de ce groupe, l’auteur expose les raisons de son approbation du projet finalement voté le 17 mai par le Conseil supérieur des programmes (CSP).

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De la philosophie du programme de philosophie en classes Terminales 2

Un dossier sur l’enseignement de la philosophie a été ouvert dès le début de 2019 dans Mezetulle avec une première série d’articles sur le programme de la spécialité « Humanités, littérature et philosophie » en classe de Première.  Un deuxième volet, consacré au programme des classes de Terminale en cours de discussion, s’ouvre à présent par cet article de Guy Desbiens qui, en examinant les projets actuellement connus, rappelle et explique les principes fondamentaux d’un enseignement élémentaire de la philosophie.

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Faut-il un mécénat de la misère ? 13

Il y a tant de dépenses inutiles que nous devrions pouvoir faire des économies considérables pour prendre en compte la misère partout où elle n’a pas été éradiquée. Il y a tant de richesses dont ne jouissent que quelques-uns seulement ! Jean-Michel Muglioni considère que cette exigence légitime est aujourd’hui devenue folle. Il choquera, mais peut-être faut-il aujourd’hui plus qu’hier oser choquer : aujourd’hui en effet le moindre mot vexe et paraît méprisant. Mais il faut que l’ironie irrite.

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Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités 8

L’un des premiers articles de ce site fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

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La cotation boursière comme supplément d’âme 1

Le journaliste Axel de Tarlé a consacré sa chronique matinale sur Europe 1 mercredi 3 avril à la lamentable affaire de l’Ehpad de La Chêneraie à Lherm où 5 personnes ont trouvé la mort, probablement à la suite d’une intoxication alimentaire. Il commence par apprendre aux auditeurs que cette maison de retraite est rattachée au groupe français Korian « géant européen coté en Bourse » et s’interroge vertueusement : aurait-on « privilégié la rentabilité financière au détriment de la sécurité » ?

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Manifester quand on est vieux : un comportement à risque qui demande à être encadré 10

Les sportifs amateurs savent que les fédérations sportives, conformément à la loi, réclament un certificat médical d’absence de contre-indication pour délivrer leurs licences. Le certificat doit être renouvelé par la suite tous les trois ans, sous réserve d’avoir répondu à un questionnaire de santé. C’est de cette disposition que s’inspire un projet de réglementation touchant la participation des personnes de plus de 70 ans à des manifestations sur la voie publique.

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L’opinion française et la laïcité : deux études 4

Deux études viennent d’être publiées sur la laïcité, sa perception, sa compréhension par l’opinion en France et la place que la laïcité occupe dans l’«agenda» politique des Français. À les consulter toutes deux, il ne faut pas être un grand spécialiste de l’interprétation des sondages ni s’efforcer de lire entre les lignes pour comprendre les états d’âme de certains groupes politiques jadis et naguère partisans zélés et tapageurs d’une « laïcité inclusive » et « accommodante ».

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Dossier sur le programme « Humanités, littérature et philosophie » 2019 2

La publication du programme « Humanités, littérature et philosophie » est l’occasion pour Mezetulle d’ouvrir un dossier-débat consacré à la conception de l’enseignement de la philosophie dans les lycées engagée par la réforme qui se met en place.

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Le « hijab » Décathlon. Droit d’affichage et droit de réprobation, sport privé et sport national 8

La mise en vente d’un « hijab » de « running » (voile islamique destiné à la pratique du sport) par Décathlon puis son retrait ont causé bien des discussions récemment. Certains lecteurs se sont peut-être étonnés que Mezetulle ne se précipite pas sur ce sujet : lassitude d’avoir à répéter des analyses mille fois rendues publiques. Je ne pourrais en effet, sur le fond, que republier, en l’adaptant, un article intitulé « L’affichage politico-religieux dans la société serait-il au-dessus de toute critique ? » mis en ligne ici même en juin 2018. J’ajouterai maintenant quelques commentaires et variantes.

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« Gaspard de la nuit » d’Élisabeth de Fontenay (lu par Catherine Kintzler) 3

Voilà bientôt deux mois que j’ai tantôt sur ma table tantôt à mon chevet l’admirable et poignant livre que Élisabeth de Fontenay a consacré à son « frère au bois dormant ». « Gaspard de la nuit » : un livre où, par une cohabitation « intranquille », « la sœur, la narratrice et la philosophe » tentent de faire exister cette « cécité d’un soi qui n’est pas devenu soi-même ». Pourquoi avoir tant tardé à en parler, alors que je ne cesse de le relire ? J’ai tant tardé parce que je ne cesse de le lire et de le relire.

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Fermeture de mosquées guerrières et antirépublicaines : quand on veut, on peut !

Le Figaro daté du 28 décembre 2018 consacre une double page à la fermeture des mosquées extrémistes où se prononcent des prêches appelant à la violence et à la haine, et même ouvertement au meurtre contre les non-croyants. On y apprend des choses intéressantes, et notamment que, dans bien des « quartiers » comme on dit, les extrémistes islamistes n’évoluent nullement « comme des poissons dans l’eau »…

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Tous les articles du Bloc-notes

La Revue

Articles de fond, écrits sans hâte, argumentés, parfois longs ou même casse-pieds : c’est exprès !

Qu’est-ce qu’une conviction laïque ? 3

L’UFAL (Union des familles laïques) tenait son université populaire à Lille du 30 mai au 2 juin 2019. Invitée à participer le 31 mai à une table ronde sur le thème des « convictions laïques » avec Luc Pirson, Philippe Foussier et Charles Arambourou, j’ai présenté l’exposé qui suit. Le principe de laïcité gouverne l’autorité publique, mais on ne peut pas en conclure que la laïcité comme conviction n’aurait pas droit de cité dans la société civile : bien au contraire.

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« Les Suppliantes » au présent 1

Sabine Prokhoris rappelle les détestables obstacles dressés contre la représentation des « Suppliantes » d’Eschyle au printemps dernier, et les prises de positions, pas toujours glorieuses, qui les commentèrent. Elle propose ensuite une réflexion approfondie sur l’expérience – sensible et intellectuelle, avec toutes ses fragilités – que fut, pour tous ceux qui purent y assister, la représentation du 21 mai à la Sorbonne. C’est une méditation sur la rencontre entre les langues et les temps, sur la capacité de la poésie et du théâtre à révéler, au cœur même de la langue qui nous semble familière, l’étrangeté qui, en nous délivrant des identités, constitue l’humanité.

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Dépenses publiques, dépenses privées, PIB : sortir de la confusion

Le débat fait rage entre économistes libéraux et « économistes atterrés » sur la question du montant de nos dépenses publiques et de la part du montant du PIB que cela représente. François Braize tente ici une élucidation des confusions et des contradictions que produisent des choix idéologiques opposés.

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Libéralismes et éducation 2

Quand le loup libéral entre dans la bergerie scolaire

Sébastien Duffort poursuit et élargit, cette fois d’un point de vue plus spécifiquement politique, l’analyse qu’il a proposée avec l’article « Les pédagogies innovantes. Heurts et malheurs ». Il examine les relations entre libéralisme économique et libéralisme culturel et leurs conséquences sur les politiques scolaires. En défendant à la fois l’innovation pédagogique (libéralisme culturel) et la libéralisation du système scolaire (libéralisme économique), de nombreux acteurs du système éducatif qui se disent « modernisateurs », « progressistes », autrement dit « de gauche », ont en réalité contribué à l’accentuation des inégalités de réussite scolaire au détriment des élèves les plus défavorisés.

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Le retour du fascisme ? 9

Analyse du livre d’Emilio Gentile « Chi è fascista »

En proposant une analyse de l’ouvrage récent d’Emilio Gentile « Chi è fascita », Samuël Tomei rappelle, non sans humour, que l’usage prétendument générique, en réalité imaginaire, analogique et projectif, du terme « fasciste » n’a pas attendu la seconde moitié du XXe siècle pour qualifier tout régime autoritaire ou tout dirigeant nationaliste avec en prime un avertissement au sujet d’un retour « des années les plus sombres de notre histoire ». Cet usage idéologique, confusionniste et moralisateur s’érige aujourd’hui à peu de frais en « antifascisme » ; il relève d’une paresse intellectuelle prétentieuse et aveugle qui brandit une démocratie de façade impuissante face aux oligarchies.

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Le désir de savoir 1

Sur le livre de Pascal Engel « Les vices du savoir »

De même qu’il existe une « éthique des vertus », s’est développée depuis une trentaine d’années une « épistémologie des vertus », à laquelle le philosophe Pascal Engel vient d’apporter – même si son livre ne se rattache pas qu’à ce courant – une contribution importante (en langue française, ce qui n’est pas très fréquent) avec « Les vices du savoir. Essai d’éthique intellectuelle ». Je n’aurai pas la prétention de recenser à proprement parler cet ouvrage ; j’aborderai seulement (et arbitrairement) quelques-uns des nombreux sujets qu’il traite de façon approfondie : les croyances religieuses ; la question de savoir s’il existe des évaluations proprement épistémiques ; cette question nous conduisant à examiner le problème des vérités triviales et celui de la curiosité.

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Michel Houellebecq, Vincent Lambert : le déshonneur du « Monde »  6

Sabine Prokhoris revient avec indignation sur la manière sensationnaliste dont le journal « Le Monde » a relaté le décès de Vincent Lambert en publiant notamment une tribune de Michel Houellebecq – « écrit inutile, dont l’indignité le dispute à la médiocrité ». Dans ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Vincent Lambert », les déclarations accusatrices au nom de la Vie sont autant d’injonctions à perdre de vue la dignité, la liberté et la singularité.

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La République des Lettres : liberté, égalité, singularité et loisir

Quelques éléments de réflexion pour les républicains aujourd’hui

Alors que la référence à l’entreprise envahit la pensée politique et lui impose son lexique – on parle de gouvernance, de rentabilité, et même de productivité et de compétitivité comme si le but d’une association politique était de fabriquer des produits pour les mettre sur un marché -, il n’est pas mauvais de rappeler les aspects profondément libérateurs et désintéressés de la société scientifique et littéraire cultivée par l’Europe éclairée dès le XVe siècle. Cette « forme de sociabilité savante » me semble offrir à la réflexion politique non pas un modèle – du reste elle n’est pas exclusivement marquée par la thématisation politique – mais des éléments qui peuvent nous aider à penser, aujourd’hui encore, les caractéristiques républicaines de manière critique.

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Quel lycée pour le XXIe siècle ? (par Valérie Soria)

À l’occasion de ce drôle de bac 2019, Valérie Soria revient sur la notion de « rupture de l’égalité ». Oui, certains candidats, dont les copies n’ont pas été remises à temps par les correcteurs grévistes, ont été notés sur la base des notes obtenues pendant l’année, ou même auraient obtenu une note fabriquée à partir d’une moyenne supputée. Mais cette présente entorse à l’égalité n’est que l’arbre qui cache la forêt. La véritable « rupture de l’égalité » n’est autre que le fruit d’une politique, celle que des gens bien intentionnés ont décidée quand ils ont renoncé à une école de l’instruction, une école des éléments, une école de l’autonomie et de l’émancipation des esprits. Elle existe depuis que ceux qui sont mandatés pour gouverner notre pays renoncent à faire de l’instruction le cœur battant de l’école.

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« Arbitres de la Race », comédie bouffe (par François Vaucluse) 6

Après « Les Suppliantes » d’Eschyle à la Sorbonne

Le 25 mars 2019, à la Sorbonne, la troupe de théâtre antique Démodocos a été physiquement empêchée de représenter une pièce d’Eschyle, « Les Suppliantes », au motif que des comédiens auraient porté des masques noirs. Cela s’inscrit dans une série d’actions de censure au nom d’un prétendu « antiracisme » qui organise et arbitre une inquiétante compétition victimaire dont le principe est la segmentation de l’humanité en « identités » intouchables. On ne s’étonnera pas que le théâtre, « lieu de la métamorphose et non pas des identités »1 soit éminemment visé. Sabine Prokhoris a publié ici même un article consacré à « Kanata » de Robert Lepage.
Mezetulle s’honore d’accueillir à présent, pour la première fois, un texte dramatique. Écrite par François Vaucluse, « Arbitres de la Race » est une brève, hilarante et grinçante comédie bouffe où les personnages s’avancent démasqués. Dans le ‘Nota bene’ qui suit la distribution, l’auteur précise que bien des passages sont empruntés à des propos « publics et authentiques, orthographe comprise » ; s’il n’avait pris soin de les placer entre guillemets, il pourrait être taxé d’outrance et d’invraisemblance !

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Vague, le monde est vague 1

« Pragmatism and Vagueness » de Claudine Tiercelin, lu par Thierry Laisney

Dans « Pragmatism and Vagueness », livre constitué de trois conférences données à Venise en mars 2018, la philosophe Claudine Tiercelin, professeure au Collège de France, examine la question du vague (vagueness) à la lumière du rôle qu’elle joue dans l’œuvre de Charles Sanders Peirce (1839-1914), le « fondateur du pragmatisme ».

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« La nouvelle question laïque » de Laurent Bouvet, lu par Catherine Kintzler 4

Le titre de l’ouvrage de Laurent Bouvet « La nouvelle question laïque » (Flammarion, 2019) est pleinement justifié. La question laïque est bien nouvelle aujourd’hui en France. Nullement en ce sens qu’il faudrait – bien au contraire ! – réviser le concept de laïcité, l’accommoder au goût du jour ou procéder à son aggiornamento. La nouveauté est la manière dont la question de la laïcité se pose, les lignes et fractures politiques qu’elle révèle, qui l’enrichissent, et qui finalement permettent de « défricher à nouveaux frais la voie républicaine vers la laïcité ». En retraçant un pan de l’histoire politique récente, le livre situe les enjeux d’un combat laïque renouvelé.

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« Le sexe et la langue » de Jean Szlamowicz, lu par Jorge Morales 3

L’essai du linguiste Jean Szlamowicz « Le sexe et la langue. Petite grammaire du genre en français, où l’on étudie écriture inclusive, féminisation et autres stratégies militantes de la bien-pensance » (Paris, Intervalles, 2018) analyse doctement les outils idéologiques de l’inclusivisme, dernier avatar d’une novlangue prenant prétexte de la défense des femmes pour imposer une réforme morale inspirée par l’idéologie de la déconstruction. Il examine les interprétations militantes et fantaisistes qui projettent sur la grammaire des questions sociales, politiques et culturelles. Il faut donc que la rationalité linguistique remette les points sur les « i », redonne son sens à la fonction de la langue, qu’elle écrase l’infâme diabolisation morale des contradicteurs afin de mieux combattre les « gardiens de prison qui pensent que leur surveillance [n]ous libère ».

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« Combattre le voilement » de Fatiha Agag-Boudjahlat, lu par Jorge Morales 1

Le courage et la pertinence de la plume de Fatiha Agag-Boudjahlat forcent l’admiration. Son dernier ouvrage « Combattre le voilement » (Paris, Cerf, 2019, préface d’Elisabeth Badinter) n’est pas un simple essai à contre-courant sur le voile en tant qu’objet, signe ou signal. Il analyse en profondeur le voilement islamique, acte que l’auteur combat en le présentant sans concession pour ce qu’il est : la normalisation (ou du moins la relativisation) d’une pratique sexiste et communautariste qui cherche à s’imposer partout au nom des droits de l’homme et de la liberté individuelle – nouveau dogme contemporain.

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Le « School business » 1

Teach for France, Ashoka : quand Andros, BNP-Paribas et TOTAL veulent sauver l’école

Après un important article sur l’économie sociale et solidaire, Vincent Lemaître poursuit et affine sa recherche en s’intéressant au secteur particulièrement convoité de l’éducation dont la privatisation croissante s’effectue par voie de contractualisation, bientôt dépassée par une marchandisation inspirée du « social business ». Quand les États se désengagent des secteurs sociaux ou des services publics, un vide apparaît qui demande à être comblé : c’est l’occasion pour les entrepreneurs sociaux de développer des formes de partenariats public-privé qui convertissent la demande sociale en marché.

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