Archives de catégorie : Politique, société, actualité

Conservatoires : les raisons d’une crise

Dania Tchalik retrace l’histoire de l’établissement et de la promotion des conservatoires jusqu’au moment où le désengagement de l’État, conjugué à une politique culturelle au service des « demandes », installant un brouillage méthodique de leurs missions depuis une trentaine d’années, finit par les faire entrer, au prétexte d’innovation, dans la catégorie des « pratiques de loisirs ». Au… [lire plus]

Condorcet, l’instruction publique et la pensée politique

Condorcet montre que la constitution du corps politique républicain ne peut pas faire l’économie de la question du savoir dans sa relation singulière à chaque citoyen. L’instruction publique assure l’articulation entre la souveraineté populaire et la légitimité des décisions issues de cette souveraineté. Il s’agit bien de l’instruction car la question de l’erreur y est décisive.
Je propose ce texte au moment où paraît la troisième édition de mon « Condorcet, l’instruction publique et la naissance du citoyen » (Paris : Minerve, 2015).

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Le numérique éducatif : une pédagogie très intéressée

Le 7 mai 2015, le président de la République lançait l’étape décisive de la refondation de l’École : un grand plan pour le numérique doté d’un milliard d’euros sur trois ans. La pédagogie activement promue par les pouvoirs publics et les experts vise-t-elle principalement à défendre les intérêts bien compris de ses missionnaires ou bien à promouvoir la cause d’une certaine innovation économique – les deux objectifs n’étant pas foncièrement incompatibles ?

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Égalité, compétition et perfectibilité

Faut-il lutter contre toute forme d’inégalité ?

Non seulement la liberté et l’égalité ne sont pas opposées comme on le croit souvent, mais la notion même de compétition, pourvu qu’on la prenne au sérieux, suppose l’égalité. En outre, il apparaît qu’elle peut être bonne pour la démocratie dans la mesure où elle engage la perfectibilité humaine.

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Que fait-on dans une école laïque ?

L’école de la République est-elle faite pour la République ?

Le 21 septembre 2015, une conférence publique a été organisée par le Grand Orient de France pour le 223e anniversaire de la République. Y sont intervenus, parmi d’autres, trois des co-auteurs de l’Appel « Profs, ne capitulons pas ! » paru dans Le Nouvel Observateur en novembre 1989. J’ai présenté une communication consacrée à la laïcité scolaire, intitulée « Que fait-on dans une école laïque ? » aux côtés d’Alain Finkielkraut et d’Elisabeth de Fontenay que j’ai eu plaisir à retrouver.

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Pédagogie des religions et religion pédagogique : un jardin extraordinaire

Le « jardin interreligieux » qui entoure une église de la banlieue strasbourgeoise illustre à merveille les progrès de la dérive pédagogiste. Il est moins dédié à la contemplation religieuse individuelle qu’à une religion civile, celle du « vivre-ensemble ».

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Pour la réinstitution de l’école de la République (par Charles Coutel)

Sortir du « sommeil sociologique »

Charles Coutel diffuse cet appel pour la réinstitution de l’École républicaine – c’est aussi une invitation à sortir d’un « long sommeil sociologique ».

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Virgile et les tracteurs. Paysans et langues anciennes

Au moment où des associations d’agriculteurs s’apprêtent à perturber la circulation en Île de France (12 millions d’habitants, ça fait du monde à emm…), je reçois un courrier de l’Association des professeurs de Lettres, intitulé « Réponse à une non-réponse ».

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Guerre et jeu dans la société du spectacle

La presse a largement relayé ces derniers jours le haut fait d’une émission de télé-réalité australienne : envoyer des candidats en Syrie sous le feu des djihadistes de l’État islamique. Rien que pour voir ce que ça fait et surtout pour montrer la scène à la télé

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Religion et violence : la question de l’interprétation

Le point de vue laïque généralement retenu par Mezetulle s’en tient à une conception extérieure de la relation entre violence et religion. Mais le point de vue intérieur guidé par l’analyse critique n’en est pas pour autant disqualifié : il est toujours utile de savoir, toujours inutile d’ignorer, et une société ne serait pas laïque si elle n’assurait pas la liberté du savoir. André Perrin adopte ici ce point de vue et s’interroge sur l’existence de rapports intrinsèques entre religion et violence. En se penchant sur le cas du christianisme et sur celui de l’islam, il montre que cet examen conduit à la question de l’interprétation des textes, ou plutôt à celle de sa possibilité.

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La politique économique de l’Europe empêche de lutter contre le terrorisme

Il est probable que le gouvernement tunisien n’a pas pris toutes les mesures qu’impose la lutte contre le terrorisme. Il est certain que les islamistes prétendument modérés qui ont gouverné plusieurs années ont alors non seulement laissé faire mais soutenu et voulu le pire. Il est certain aussi que depuis qu’ils ont été démocratiquement mis… [lire plus]

Rancière à « Répliques » : misère de l’islamophilie politique

Le 13 juin Alain Finkielkraut avait invité Jacques-Alain Miller et Jacques Rancière à poursuivre la controverse qui les avait opposés dans la revue La Règle du jeu. Les interventions de Rancière à « Répliques » donnent la mesure du naufrage de la pensée critique lorsqu’elle conjugue islamophilie politique, américanophobie et antisionisme.

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Pourquoi la réforme du collège doit-elle être révoquée ? (par Pierre Blazevic et Geneviève Zehringer)

Le « socle commun » ciment ou facteur de désintégration de la Nation ?

Pierre Blazevic et Geneviève Zehringer, en analysant l’équivocité et la nocivité de la notion de « socle commun », soulèvent la question de la légalité de la réforme des collèges. La loi Peillon, sur laquelle s’appuie la réforme, a confisqué la détermination des principes de l’enseignement au législateur pour les confier à l’exécutif.

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La mondialisation de l’enseignement de l’histoire

L’histoire et l’idéologie « décoloniale »

La France n’est pas l’Europe ; l’Europe n’est pas le monde : il est donc bon que les programmes scolaires ne se réduisent pas à ce qu’on appelait naguère l’histoire de France. Mais l’idéologie « décoloniale » est en train de l’emporter, comme en témoigne le projet de programmes pour l‘enseignement de l’histoire dans les collèges, qui, par certains… [lire plus]

La République exclut-elle l’islam ?

L’universalisme républicain est-il raciste et « islamophobe » par essence ?

Certains mouvements de gauche accusent la République française d’être islamophobe et raciste, et cela, d’abord, sous prétexte qu’elle a opprimé les musulmans lorsqu’elle était une puissance coloniale. Jean-Michel Muglioni rattache ce discours antirépublicain aux discours tenus par certains philosophes contre la raison, qu’ils accusent de tuer la diversité ou la différence : ils ont fait le… [lire plus]

Technicien pour l’aéronautique ou professeur ? Ni l’un ni l’autre !

Ces jobs ne sont pas assez sexy

Les jeunes ne se précipitent pas sur les concours de recrutement pour devenir professeur, ça ne les attire pas plus que de devenir monteur-câbleur pour l’industrie aéronautique. On se demande bien pourquoi.

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Pour un collège de l’exigence

Lire le texte et signer la pétition

Tous les élèves ont besoin d’une Ecole forte et structurée pour réussir. Ecole forte, parce qu’elle affirme sa mission de transmettre des connaissances et des valeurs. Ecole structurée, parce qu’elle donne toute sa place aux savoirs disciplinaires. Nous n’acceptons pas l’affaiblissement des disciplines au profit d’une interdisciplinarité floue […]. Nous n’acceptons pas que l’égalité des chances soit confondue avec l’égalitarisme niveleur et se résume à la suppression de tout parcours d’excellence.

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Si l’on apprenait le français ?

La réforme du collège et de ses programmes

Jean-Michel Muglioni soutient ici une fois de plus que la nouvelle réforme du collège et de ses programmes ne peut qu’accroître le mal qu’elle est censée guérir. Mais ses arguments ne sont pas ceux des politiciens qui la critiquent et qui, lorsqu’ils étaient au pouvoir, détruisaient eux aussi l’école.

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Retour sur l’affaire de Charleville-Mézières : une « longue jupe » qui ne doit pas occulter l’abaya

Revenant sur l’« affaire de la longue jupe » au collège de Charleville-Mézières, Marie Perret s’interroge sur la notion de « signe religieux » en regard de la loi du 15 mars 2004. Elle distingue deux cas : celui dans lequel le signe est équivoque et où son caractère religieux ne peut être déterminé qu’en tenant compte du contexte, du comportement général de l’élève et de l’usage qu’il en fait (c’est le cas, comme on le verra, de la « longue jupe » à Charleville-Mézières) ; le cas où le caractère religieux du signe est incontestable, comme pour la kippa, la croix, le voile… et l’abaya.

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L’école du ressentiment

La nouvelle réforme de l’Éducation nationale n’est étonnante que par la franchise avec laquelle la ministre propose comme remède aux maux de l’école la cause même du mal. Cette réforme du collège va dans le sens des réformes déjà faites par les précédents gouvernements, quelle que soit leur couleur politique.

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