Archives de catégorie : Revue

Retour sur l’affaire de Charleville-Mézières : une « longue jupe » qui ne doit pas occulter l’abaya

Revenant sur l’« affaire de la longue jupe » au collège de Charleville-Mézières, Marie Perret s’interroge sur la notion de « signe religieux » en regard de la loi du 15 mars 2004. Elle distingue deux cas : celui dans lequel le signe est équivoque et où son caractère religieux ne peut être déterminé qu’en tenant compte du contexte, du comportement général de l’élève et de l’usage qu’il en fait (c’est le cas, comme on le verra, de la « longue jupe » à Charleville-Mézières) ; le cas où le caractère religieux du signe est incontestable, comme pour la kippa, la croix, le voile… et l’abaya.

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Les « convictions laïques » existent : 12 en sont morts à Charlie

L’article qui suit (repris de UFAL-Info) est un hommage aux morts de Charlie-Hebdo, et un appel au respect de leurs « convictions », clairement revendiquées par leur rédacteur en chef Charb. Puisse-t-il inciter à examen de (liberté de) conscience les « laïques qui se taisent », ou qui dénient leurs convictions : ceux-là se reconnaîtront sans qu’on les nomme, car la polémique ne sied pas au deuil.

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La question de la « place des religions » est-elle pertinente et féconde pour l’avenir de la République ? (par Jean-Pierre Carlet)

La question de la « place des religions » dans la République envahit actuellement les propos médiatico-politiques ad nauseam. Jean-Pierre Carlet s’interroge sur la récurrence et la banalisation de cette confessionnalisation du discours public pour en souligner les enjeux profonds. Que la religiosité soit l’horizon indépassable de notre vie c’est, au fond, ce que croit tout fondamentalisme. Mais la notion de « République », lorsqu’on la prend au sérieux, n’offre-t-elle pas, à propos des croyances, d’autres questionnements plus pertinents ?

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Le paradoxe du prochain et le paradoxe du citoyen

La « diversité » : patchwork ou melting pot ?

Peut-on comparer une association politique avec un rassemblement fondé sur des affinités ? Vivre en république, est-ce se regrouper avec ses prochains, est-ce vouloir « vivre ensemble » parce qu’on se ressemble ? Est-ce même rassembler une diversité de communautés ?

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L’opéra merveilleux : machines ou effets spéciaux ?

Merveilleux d’opéra, quasi-nature et physique romancée

L’opéra merveilleux de la France classique (de Lully à Rameau) pose des questions analogues à celles que posent aujourd’hui le cinéma de science-fiction, d’anticipation et le cinéma fantastique : celles de la présentation réelle d’un monde possible. Il les résout par le recours à des machines qui réalisent une physique romancée. Serait-ce une esthétique des effets spéciaux ? On s’interroge ici sur la pertinence et les limites de cette analogie.

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Un projet de fonctionnarisation de la médecine en 1849

Jean-Michel Muglioni présente et commente un projet de fonctionnarisation de la médecine rédigé en 1849 par Auguste Comte. Pour le comprendre, il convient d’avoir au moins une idée générale de ce que son auteur entend par médecine. On pourra ensuite risquer un anachronisme et s’interroger sur le sens des polémiques du jour concernant le tiers payant, lequel est en effet une sorte de fonctionnarisation de la médecine.

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Les Femmes savantes de Molière : savoir, maternité et liberté

On ne peut pas balayer d’un revers de main Les Femmes savantes au prétexte qu’il s’agit d’un ouvrage daté développant des thèses archaïques sur la condition féminine. Le malaise qui nous saisit encore aujourd’hui lorsque nous voyons cette pièce touche un point plus profond. En articulant la question du savoir à celles du mariage et de la maternité, Molière rencontre le problème non résolu d’une assignation réduisant des femmes à la fonction de reproduction.

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Femmes et laïcité : la question de l’assignation

Texte de l’audition de C. Kintzler à la Délégation aux droits des femmes du Sénat

Le 19 mars 2015, j’ai été invitée par la Délégation aux droits des femmes du Sénat, présidée par Chantal Jouanno, à parler des enjeux de la laïcité pour les femmes. Voici le texte de mon intervention, qui fut suivie par un échange chaleureux. Dans un exposé qui doit être bref il est impossible de faire un « tour d’horizon » (qui réclamerait des compétences multiples que je n’ai pas). J’ai donc choisi de concentrer mon propos sur le concept d’assignation.

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Les modes de scrutin qui nuisent à la démocratie

Jacques Saussard analyse la situation politique relativement aux élections. Deux sujets semblent monopoliser les esprits : la prétendue « montée du Front National » et l’abstention comme réponse unique de nombreux électeurs aux choix qui leurs sont proposés. Les années passent, les élections se suivent et se ressemblent, les symptômes persistent. La question se pose : pourquoi ne pas utiliser un mode de scrutin qui permette enfin aux électeurs de s’exprimer correctement ?

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Heidegger, ou peut-il y avoir une philosophie nazie ?

Jean-Michel Muglioni revient, après Edith Fuchs, sur la manière dont ses admirateurs défendent Heidegger. Que peut en penser le profane, n’ayant pas la compétence académique requise pour maîtriser le corpus heideggérien et tout ce qui s’y rapporte ? Rien ne l’oblige à se fier au jugement des clercs : il lui est permis de juger par lui-même et de conclure qu’on ne peut être à la fois philosophe et nazi.

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Heidegger et « l’impensé judaïque » ?

Edith Fuchs s’interroge avec une amère ironie sur quelques événements heideggeriens récents : parution des premiers « Cahiers noirs » et de deux essais de Peter Trawny, plus un colloque tenu à la BnF et au Centre culturel irlandais. Elle rappelle combien nazisme radical, antisémitisme virulent et obscurantisme ont imprégné la pensée de Heidegger.

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Joue du piano et tais-toi ! D. Tchalik répond à E. Sprogis

Sur l’enseignement musical

Suite du dossier sur l’enseignement musical et la politique culturelle. Dania Tchalik répond à Eric Sprogis. Au-delà des « rectifications » ponctuelles qui lui semblent nécessaires, il ramène le débat sur les contenus de la politique culturelle et de l’enseignement musical.

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Les religions relient-elles les hommes ou les séparent-elles ?

Religions, fanatisme et obscurantisme

« Suite aux tragiques événements de ce début d’année, une demi-journée d’étude et de rencontre » a été organisée par l’inspection de philosophie. Mais l’intitulé « ressources philosophiques et spirituelles de l’Islam » étonne Jean-Michel Muglioni, d’autant plus que dans une autre académie on a proposé aux professeurs, certes dans un contexte de liberté d’esprit total, « d’expliciter […] la valeur civilisatrice de toutes les religions ». D’où l’interrogation : la spiritualité telle qu’elle est comprise par le christianisme ou l’islam peut-elle nous apprendre à lutter contre le fanatisme et l’obscurantisme et peut-on la considérer comme un substitut de la philosophie dans un enseignement laïque ?

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Enseignement musical : les trucages de Dania Tchalik (par Éric Sprogis)

Réponse à l’article « Pédagogie, évaluation et études musicales »

À la suite de la publication de l’article de Dania Tchalik « Pédagogie, évaluation et études musicales », Mezetulle a reçu le texte qui suit. Éric Sprogis s’y emploie, en forme de réponse, à souligner des « approximations » et « détournements » opérés selon lui par Dania Tchalik, et en prend argument pour jeter le doute sur l’ensemble de son propos. Ce n’est pas seulement parce que Éric Sprogis a été cité expressément par D. Tchalik que Mezetulle publie ici son texte, mais aussi et surtout parce que celui-ci est de nature à enrichir et à poursuivre un débat ouvert en 2012.

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Le multiculturalisme contre la laïcité

Charles Arambourou livre une analyse minutieuse, en forme d’explication de texte, des thèses « multiculturalistes » : une essentialisation ethnico-nationale de groupes humains imaginaires, triés en fonction de leur couleur de peau – un racisme politiquement correct.

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Le terrorisme est-il l’arme des pauvres ?

Les tueries des 7, 8 et 9 janvier ont donné à nombre de commentateurs l’occasion d’avancer l’idée selon laquelle ce sont la pauvreté, le chômage, l’exclusion et le manque d’éducation qui font le lit du terrorisme. La thèse n’est pas nouvelle. Cette lecture sociale exclusive sert même souvent d’excuse. André Perrin l’examine de près et la fait passer au crible des épreuves classiques de falsification.

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Image, alphabétisation, laïcité

Jean-Michel Muglioni entend montrer qu’il y a un refus de l’image qui est aussi idolâtre que l’idolâtrie – c’est-à-dire la sacralisation de l’image – et que seule la parole et donc la maîtrise d’une langue et l’alphabétisation peuvent nous en délivrer. Mais à cet égard la leçon des assassinats de janvier à Paris ne semble toujours pas comprise.

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Divertissement « pédagogique » et « mise en valeur » du patrimoine historique

Un exemple

Catherine Kintzler et Jorge Morales ont dénoncé les dérives « pédagogistes » sur des objets apparemment disjoints. Or la cartographie et la programmation artistique ne constituent pas, loin s’en faut, les seuls terrains d’élection d’un pédagogisme bienpensant qui s’en prend aussi à la « mise en valeur » du patrimoine et qui s’applique, comme toujours, à détourner l’esprit de sa présence à lui-même.

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Le sens de la marche du 11 janvier : sursaut ou soumission ?

Une affaire Calas mondialisée

La manifestation d’unité nationale du 11 janvier 2015 sera aussi insignifiante que la manifestation des champs Elysées après la victoire de l’équipe de France de football, si elle n’est pas suivie par une politique réellement républicaine et d’abord par un sursaut laïque de la part du gouvernement français, c’est-à-dire d’une gauche qui a abandonné la laïcité depuis déjà longtemps, comme nous sommes nombreux à l’avoir écrit sur Mezetulle. La France est devant une affaire Calas mondialisée

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Communisme, révolution, islamisme (par Yolène Dilas-Rocherieux)

Le credo de Ilich Ramirez Sanchez

Dès 2004, Yolène Dilas-Rocherieux analysait avec lucidité les rapports entre une nouvelle catégorie de « révolutionnaires » et la montée du mouvement totalitaire islamo-fasciste. A travers l’examen du livre de Carlos paru en 2003, l’auteur dresse un constat édifiant. La lecture « sociale » du terrorisme islamiste, avancée comme argument d’excuse, y révèle son insuffisance et parfois même sa complaisance envers un projet politique criminel.

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