Publications récentes de C. Kintzler

Comment dit-on « laïcité » en allemand ?

Deux récentes publications de Catherine Kintzler sur l’école et la reprise d’un entretien, traduit en allemand, sur la laïcité.

« Condorcet, le savoir libérateur », dans Les Grands Penseurs de l’éducation, sous la direction de Martine Fournier, Auxerre : Sciences humaines édition, 2018, p. 39-41. Ce volume rassemble des contributions consacrées à une bonne trentaine de penseurs et de pensées de l’éducation et de l’école depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Chaque contributeur a fait l’effort d’une présentation concise, avec un encadré supplémentaire abordant un aspect plus particulier.

« École, liberté, culture, humanités », dans le dossier d’hommage à Jean Zay coordonné par Jacques Garat, publié par la revue Humanisme n° 318 (février 2018). On pourra y lire les contributions de Florence Sautereau, Sébastien Clerc, Nico Hirtt et Charles Coutel.

La germaniste que je fus pendant mes études a eu l’occasion de se rafraîchir la mémoire et a trouvé dans ses souvenirs scolaires de quoi apprécier l’excellente traduction en allemand de la première partie de l’entretien de la Revue des Deux Mondes, traduction publiée dans Frei Denken n°1/21 2018, revue de l’Association suisse des Libres Penseurs (Freidenker-Vereinigung der Schweiz), p. 7 et suivantes. Le titre de l’entretien « Laizität in Frankreich » – ainsi que le site internet de l’association – nous permet de vérifier que, contrairement à une idée répandue et à ce que proposent les traducteurs automatiques, « laïcité » en allemand ne se dit ni « Säkularismus » ni « Laizismus » mais « Laizität » !
Lire le texte allemand en suivant ce lien : https://frei-denken.ch/news/2018-03-20/laizitaet-mehr-freiheiten-hervorgebracht-als-jede-religion-politischer-macht

 

2 réflexions au sujet de « Publications récentes de C. Kintzler »

  1. Rey-robert JM

    Chez les anglais ?!
    On entend toujours quelques religieux/croyants/monarchistes/anti-laïques dire que la laïcité est « française ». Qu’elle ne se comprend pas dans le monde anglo-saxon, et qu’on ne peut pas la traduire.
    Bien évidemment cela vient du fait que le monarque est aussi chef de l’église. Du coup la « séparation » a du mal à passer !! surtout que la plupart des pays anglo-saxons sont soit monarchistes et sous l’emprise de … soit religieux.

    Pour le reste ils avancent avec fierté le « sécularism » sorte d’auberge espagnole des religions de tous poils.
    Pour laïcité, il suffit de dire laïcité. Comme chez nous on dit « wagon » !
    Quant à l’esprit de la laïcité, elle se trouverait bien d’être appliquer dans d’autres directions que la seule religion … la monarchie entre autres … sorte de maffias qui a réussi, au point de devenir officielle !

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    1. MezetulleMezetulle

      Je pense que votre argument ne vaut pas pour d’autres pays qui tiennent le même discours et qui pour autant n’ont pas de religion d’Etat ou qui pratiquent la séparation. Exemple : les Etats-Unis d’Amérique. C’est un des points que j’aborde dans mon livre Penser la laïcité : la séparation Eglises-Etat, si elle est nécessaire, n’est pas suffisante pour penser complètement la laïcité. Il faut en outre penser la constitution même de l’association politique comme entièrement disjointe du modèle de la foi. L’une des conséquences est que, s’il faut que les religions soient protégées de toute ingérence étatique, il faut réciproquement que l’Etat soit lui-même protégé de toute influence religieuse. Une autre conséquence est le statut moral et juridique des non-croyants : en régime laïque, il ne peuvent être ni privés de droits (comme l’accès aux fonctions publiques dans plusieurs Etats des USA) ni moralement dépréciés de manière publique (prières publiques, serments exigés sur un livre sacré, etc.)

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