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L’écriture inclusive par l’absurde

Thierry Foucart enrichit le dossier sur l’écriture inclusive que Mezetulle a ouvert depuis 20141. En prenant et en appliquant à la lettre les injonctions faites au nom de l’écriture inclusive, sa contribution en montre l’absurdité pour tout locuteur francophone. Mais l’absurdité, si elle est en l’occurrence (et comme on en fera l’expérience en lisant ce texte) un sérieux obstacle à la lecture, n’a jamais été un obstacle pour l’imposition d’une idéologie.

L’idéologie néo-féministe que véhicule l’écriture inclusive, confondant le genre grammatical avec le sexe biologique, est typique d’une dérive d’analyses sociales très contestables, inspirées des féministes nord-américains, et d’une volonté d’imposer une idéologie d’égalité prétendue réelle entre les deux sexes, ce qui revient à leur indifférenciation. Dans certains départements universitaires et certaines administrations publiques, l’écriture inclusive est devenue la règle et pénètre peu à peu les revues de sociologie. Le Conseil d’État lui-même vient de valider l’écriture inclusive sur des plaques commémoratives à Paris (Le Figaro).

C’est en suivant le Manuel d’écriture inclusive de Raphaël Haddad et le guide Pour une communication publique sans stéréotype de sexe du Haut conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes 2 publié par la Documentation française que j’ai écrit ce texte, dans lequel j’ai certainement commis des erreurs d’orthographe inclusive. Il est inspiré de la morale de la fable de La Fontaine Le dépositaire infidèle :

« Quand l’absurde est outré, l’on lui fait trop d’honneur
De vouloir par raison combattre son erreur :
Enchérir est plus court, sans s’échauffer la bile »

La raison est impuissante devant l’absurde, et le poète montre dans sa fable l’absurdité par la dérision. Une autre démarche est proposée par Christian Vandendorpe (1995) : « Le moyen le plus efficace par lequel un locuteur peut légitimement contourner la censure, c’est d’abonder dans le sens des censeurs, voire de renchérir sur leurs propos, de façon à exposer le système de pensée qui sous-tend cette position et d’en montrer le ridicule. » Enchérissons donc en dévoilant ce système de pensée par son application.

Si toute langue reflète les valeurs collectives d’une culture et évolue avec elles, un discours individuel témoigne d’une certaine façon de la personnalité de celui·celle qui le tient. Les mots, expressions, styles, quel que soit le type de discours dans lequel ils sont utilisés, ne sont pas neutres. Ils dévoilent souvent les idées et sentiments de l’auteur·rice, intentionnellement ou non, et peuvent être utilisés pour influencer les lecteur·rice·s parfois à leur insu.

Ce procédé est dans la nature même de la littérature. Il ne se limite pas au choix des mots : c’est tout le discours (répétitions, emphases, figures de style, tournures grammaticales, transgressions, citations, aphorismes, litotes, néologismes, métaphores, oxymores…) qui est construit pour susciter la réaction voulue par l’auteur·rice chez le·la lecteur·rice.

Considérons, à titre d’exemple, les phrases suivantes qui ne diffèrent que d’un mot :

« Après une journée de marche dans le désert, iel avait seulement une demi-bouteille d’eau. »
« Après une journée de marche dans le désert, iel avait encore une demi-bouteille d’eau. »

Ces deux phrases décrivent exactement le même fait, mais traduisent chacune un état d’esprit différent. Dans le premier cas, le·la lecteur·rice pense à une fin malheureuse, à l’inverse du second qui laisse de l’espoir. Si l’auteur·e choisit les mots suivant son émotion, iel se dévoile. Si iel les choisit suivant un objectif a priori, iel influence le·la lecteur·rice ou l’auditeur·rice. L’un n’exclut pas l’autre, bien sûr.

Dans le cas du discours philosophique ou politique, ce procédé peut devenir un stratagème pour persuader l’interlocuteur·rice ou le·la lecteur·rice par l’émotion, la séduction, le sentiment, l’empathie, et empêcher l’usage de la raison et l’exercice de l’esprit critique. S’y ajoutent une intonation, une façon de parler, des effets de « manche » bien connus des avocat·e·s.

Il est utilisé par le néo-féminisme, qui confond volontairement le “genre grammatical” et “sexe biologique” et est une manipulation idéologique qui utilise un moyen différent, autoritaire : la pression sur le langage pour imposer une idéologie. Dans les deux phrases précédentes, l’emploi de iel au lieu du masculin générique “il” exerce cette pression : l’auteur·rice affirme implicitement que le pronom générique masculin “il” ne peut désigner une femme et incite implicitement le-la lecteur·rice à partager son opinion.

Un groupe de professeur·e·s de français avait décidé il y a quelques années de ne plus enseigner la règle “le masculin l’emporte sur le féminin”. Iels s’attribuaient le pouvoir de changer une règle de la grammaire française ! Pour qui se prenaient-iels ? Auraient-iels corrigé les auteur·rice·s classiques, masculinisé le nom de “La” Fontaine, de Céline, féminisé le prénom de George Sand, et corrigé Ronsard (Mignon·ne, allons voir si la rose…) ?

Cette confusion, qui met en place une domination de l’idéologie transmise par l’écriture inclusive, existe depuis longtemps. Elle devient peu à peu officielle, obligatoire, au point qu’un député a été sanctionné en 2014 pour avoir dit et répété « Madame le Président » au sein de l’Assemblée nationale3 (la sanction a été levée).

La féminisation systématique des mots par l’ajout de la lettre e aux mots de genre (grammatical) masculin désignant une femme, comme si -e était toujours un marqueur du sexe féminin, justifie réciproquement leur “masculisation” par sa suppression dans les mots désignant un être humain de sexe masculin (c’est ce que je fais dans la suite du texte). Doit-on écrire homm, mair, pèr, élèv, gendarm, militair, journalist, vétérinair, ministr, dentist, victim,… lorsque l’on parle des mâls ? Si non, pourquoi ajouter un e à écrivain, docteur, député, professeur… lorsqu’il s’agit d’une femme ? En inventant le “iel”4 pour ne pas stigmatiser les citoyen·ne·s qui, ne se reconnaissant dans aucun genre, ou dans les deux, ou à 20 % dans l’un et 80 % dans l’autre, se sentent dévalorisé·e·s s’iels ne sont pas reconnu·e·s, on restreint la liberté de tous·tes les autr·e·s en leur imposant cette reconnaissance sous cette forme absurde.

On ne peut soumettre les mots à une morale et une grammaire légales. Laisser les élu·e·s imposer l’écriture inclusive, c’est laisser une idéologie se développer par un procédé malhonnête, et donner à ses adept·e·s un pouvoir dangereux sur la langue française. C’est l’usage par tous·t·e·s s qui fait passer, sans que personne ne le décide et au bout d’un certain temps, un mot ou une expression dans la langue française.

Qu’il n’existe pas de vérité absolue ne justifie ni l’escroquerie intellectuelle ni la manipulation du langage pour défendre des idées, aussi justes soient-elles. Mais l’écriture inclusive est de plus en plus difficile à combattre rationnellement, parce qu’elle est l’aboutissement de l’idéologie de l’égalité réelle, du refus de toute différence, et qu’elle s’incruste peu à peu depuis de nombreuses années dans les milieux de la recherche, avec souvent des contradictions. Déjà en novembre 2002, un colloque intitulé « Sexe et genre dans le travail scientifique, Et si vous étiez concerné·e·s ? » a été organisé à Cargèse (Corse) par le CNRS (j’ai voulu participer à ce colloque, mais on m’a jugé “trop vieux” à cinquante-cinq ans).

La pression sur le langage n’est évidemment pas seulement utilisée par le féminisme radical. Toutes les idéologies l’utilisent pour limiter l’expression, et y parviennent par le biais des lois mémorielles, contre les discriminations etc. en envoyant devant les tribunaux des historien·ne·s, des philosoph·e·s, des sociologu·e·s et de bien d’autr·e·s intellectuel·le·s. dont les discours leur déplaisent. Le constat d’impuissance devant cette évolution en cours depuis près de trente ans est très inquiétant et met en cause l’action (ou l’inaction) des pouvoirs politiques. Les textes et discours officiels respectent maintenant souvent ces nouvelles exigences et les responsabl·e·s politiqu·e·s et sociaux·ales s’y sont tous·tes plié·e·s : iels parlent systématiquement aux “Françaises, Français » et aux « citoyennes, citoyens » faute de pouvoir parler aux Français·e·s et aux citoyens·ne·s.

Reprenons notre sérieux. Christian Vandendorpe donne de nombreux exemples de discours complètement aberrants, par exemple : « La dernière édition de la Bible publiée au Oxford University Press a éliminé toute référence à ce qui pouvait choquer ou crisper une minorité un peu susceptible. En plus de changements prévisibles, comme de remplacer Dieu  » le père  » par « père-mère », et « fils de l’Homme » par « fils·fille de l’humain·e· », la sollicitude des rédacteur·rice·s est allée jusqu’à remplacer « la main droite de Dieu » par « la main puissante de Dieu », afin de ne pas offenser les gauchers ». Vandendorpe aurait dû écrire “gaucher·ère·s”.

Le ridicule ne tue pas. Heureusement pour les Précieuses. Leur volonté d’imposer l’égalité réelle des sexes révèle leur manque de logique : un homme et une femme son différents, mais cela ne signifie pas que l’un est supérieur à l’autre. En mathématiques, on ne peut pas dire que si deux nombres a et b sont différents, alors a est supérieur à b ou b est supérieur à a, sauf dans un ensemble totalement ordonné comme l’ensemble des nombres réels. Mais l’être humain est bien trop complexe pour se réduire à un nombre réel, fût-il transcendant (l’ensemble des nombres complexes n’est pas ordonné, et les nombres transcendants sont des nombres réels donc ordonnés) !

Références bibliographiques :

  • Christian Vandendorpe, 1995, « L’esprit de censure », Discours social / Social Discourse, 7, n° 1-2, p. 135-152,
  • Raphaël Haddad, Manuel d’écriture inclusive, université de Toulouse.

Notes

4 Le pronom « iel » est toujours présent dans le dictionnaire Le Robert en 2026.

Dossier sur l’écriture inclusive, mise à jour du 22 janvier 2026

Le dossier sur l’écriture inclusive, ouvert sur Mezetulle en 2014, s’enrichit avec la publication des articles de Nikol Abécassis « Les délires de l’écriture inclusive » et de Thierry Foucart « L’écriture inclusive par l’absurde ». On trouvera ci-dessous la mise à jour du dossier.

Sur le site d’archives :

Les auteurs qui publient dans Mezetulle ont aussi écrit :

Critique musicale inclusive (par Andrei J.)

Andrei J. a assisté le 4 mars à un concert de l’Orchestre de chambre de Paris, donné à la Cité de la musique. La critique qu’il nous livre ci-dessous fait état d’une sorte de déception. Non que l’interprétation musicale ait été mauvaise, mais les choix de programmation et les conditions de la prestation restaient à son avis en deçà des objectifs ambitieux en matière d’inclusivité et de diversité que toute institution culturelle devrait se proposer aujourd’hui.

L’orchestre de chambre de Paris (OCP) donnait le 4 mars dernier, à la Cité de la musique, un concert sur le thème suivant : « Inspirations folkloriques »1. On s’étonne de ce titre de la part d’une institution particulièrement attachée à promouvoir toutes les cultures sur un pied d’égalité, à rompre avec les vieux schémas hiérarchisants. Le titre de ce concert peut en effet choquer en ce qu’il recèle un point de vue méprisant vis-à-vis de cultures locales trop longtemps dominées et qui n’ont plus à l’être, trop longtemps ravalées au rang de « folklores » comme certaines langues minoritaires sont réduites au rang de « dialectes ». On n’a pas encore assez fait descendre la musique prétendument savante – occidentale – de son piédestal : en quoi une symphonie de Beethoven serait-elle supérieure à une danse jouée par le violoneux d’un village des Carpathes ? Aussi, « Expressions des diversités » eût été un titre plus acceptable.

En outre, on s’étonne du choix des compositeurs, Béla Bartók et György Ligeti, deux mâles et qui plus est blancs, hétérosexuels et… décédés – alors qu’il y a tant de jeunes compositeurs et compositrices à découvrir. C’est pourtant la mission que s’est fixée l’orchestre de chambre de Paris, mission qui est celle de la Philharmonie de Paris, à l’avant-garde en la matière. Cet orchestre, partant du constat que « les femmes demeurent très minoritaires dans la composition » et pour « pallier cet écueil » a créé une Académie des jeunes compositrices, « dédiée [sic] à de jeunes musiciennes qui n’osent pas franchir le pas de la composition ». Le site internet de l’orchestre précise : « Académie pluriannuelle, elle est un incubateur [sic : comme il s’agit de femmes, ce mot risque de renvoyer le lecteur non émancipé, non aux éléments de langage du monde de l’entreprise capitalo-globaliste mais à l’image d’une couveuse…] pour de jeunes créatrices et une opportunité de se former à l’écriture pour orchestre. »

En outre, le programme distribué à l’entrée de la salle de concert souligne que l’orchestre de chambre de Paris est un « acteur musical engagé dans la cité » et qu’il « développe une démarche citoyenne [sic] s’adressant à tous » – belle éthique, même si le rédacteur a cru bon d’employer ici un masculin générique, invisibilisant dès lors pas moins de la moitié de l’humanité !

Il est spécifié qu’il s’agit d’un « des orchestres permanents les plus jeunes de France » ; il est question ici non de l’âge de l’orchestre (quarante ans !), mais de la moyenne d’âge des musiciens – et s’il est vrai qu’on a pu regretter la présence de deux instrumentistes mâles blancs proches de la cinquantaine voire l’ayant dépassée, les autres restent très jeunes et donc vigoureux dans la virtuosité et ouverts aux autres. Surtout, peut-on lire, l’OCP est « le premier orchestre français réellement paritaire ». Soit, il n’empêche que ce soir-là il était dirigé par un mâle blanc, jeune, certes, même s’il approche de la quarantaine… Pourquoi si systématiquement encore éviter de confier les rôles de direction aux femmes ? Sont-elles donc moins capables de manier la baguette que les hommes ? Pourquoi n’avoir pas donné la direction de la moitié du concert à une cheffesse d’orchestre ? (Et pourquoi n’a-t-on pas programmé les œuvres d’une jeune compositrice issue de l’Académie des jeunes compositrices susmentionnée, pour équilibrer Bartok ou pour faire le pendant à Ligeti ?) On objectera que le concerto pour violon a été interprété par une femme (aux traits féminins toutefois d’un autre temps, celui de la domination masculine, avec ce maquillage et cette longue robe vert pâle… on se serait cru au XXe siècle). Ensuite, la liste des membres de l’orchestre révèle que la parité n’est pas respectée puisqu’on compte 60 % de femmes et 40 % d’hommes. Toutefois, comme l’a courageusement dit Christiane Taubira, forte de son statut de femme certes cis mais racisée (et de poétesse maudite), « il est temps maintenant que les hommes fassent l’expérience de la minorité » (Libération, 29 janvier 2018). On regrettera au passage que les trois premières personnes de l’orchestre soient désignées comme « solo supersoliste », « violon solo », « co-solo », au lieu de « sola supersoliste », « violon sola » et « co-sola » puisque ce sont des femmes.

On saluera les efforts de l’orchestre de chambre de Paris dans la voie du réalisme sociétaliste wokiste. Mais il faut aller plus loin. Jusqu’ici, l’OCP marque son attachement à une conception binaire de la race humaine qui serait donc divisée en deux blocs irréductibles : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Il faudra à l’avenir prendre en considération la non-binarité, la fluidité de genre (ce qui amènera certes à complexifier nos opérations de comptage). En effet, il serait bon qu’à la fin de la brochure chaque nom soit assorti de la mention (en anglais, pour que tout le monde comprenne) He, She, It ou Other, que soient indiquées l’appartenance racisée ainsi que les options spirituelles (s’iel en a) du·de la musicien·ne. Car autant qu’on a pu le voir, il n’y avait pas beaucoup de musicien·ne·s issu·e·s des minorités visibles sur scène. De même, on aimerait bien savoir où les situer sur l’échelle LGBTQIA+++ car la sur-représentation d’hétéronormé·e·s cis-genre poserait problème pour une institution qui se prévaut d’œuvrer dans le cadre du néo-progressisme déconstructiviste2. C’est qu’au même moment, dans une autre salle, se produisait YUNGBLUD auteur-compositeur-interprète britannique de vingt-cinq ans et du signe zodiacal du Lion, qui a eu le courage, en décembre 2020, de faire son coming out en tant que pansexuel et poly-amoureux (même s’il semble, d’après la presse spécialisée, avoir un penchant pour les personnes qui menstruent). Quand donc les membres des orchestres, les chefs et les cheftaines d’orchestre dévoileront-iels ainsi leur intimité et ses fluctuations afin de nous rassurer, afin que nous nous sentions toutezétous (ou toustes) représenté·e·s ?

Donner des œuvres de Bartok et Ligeti reprenant les musiques de la diversité est une bonne chose, même si leur réinterprétation par la musique dite savante a, nous y avons fait allusion, quelque chose de condescendant – n’eût-il pas mieux valu faire jouer un groupe de Roumaines et de Roumains dans leurs costumes traditionnels, avec leurs instruments à elleux ? Mais, ici aussi, il faut aller plus loin et tirer les conclusions, il serait temps, de l’œuvre majeure de Susan MacClary, dont la traduction a été publiée par la Philharmonie de Paris et qui se trouve en bonne place à l’entrée de la librairie de la salle des concerts, Ouverture féministe, Musique, genre, sexualité3. Donc de déconstruire la musique occidentale « savante ». Enfin on réécrit les chefs-d’œuvre de la littérature pour les rendre lisibles (Roald Dahl n’est qu’un début). Eh bien, il faut recomposer les chefs-d’œuvre de la musique occidentale pour les rendre audibles (« entendables » disent aujourd’hui les journalistes). Après les réécriveurs et réécriveuses, nous avons besoin de recompositeurs et recompositrices pour expurger la musique « classique » de tous ses aspects hétéro-patriarco-dominants. Ainsi, par exemple, on ne devrait plus pouvoir représenter la IXe symphonie de Beethoven sans en avoir arasé toutes les aspérités masculines puisque, comme l’a si bien montré Mme McClary, « la Neuvième Symphonie de Beethoven est probablement le meilleur exemple dans le domaine musical des pulsions contradictoires qui ont régi la culture patriarcale depuis les Lumières »4 – biffons la réexposition dans le premier mouvement (« un épisode affreusement violent de l’histoire de la musique ») comme le compositeur lui-même a biffé la dédicace de la IIIe à Bonaparte !

Or, de la même manière, pendant que nous étions en train de compter le nombre d’hommes et de femmes dans l’orchestre de chambre de Paris pour vérifier s’il était bien paritaire (encore une surprésence mâle au pupitre des cuivres, décidément ! Les femmes manquent-elles donc de souffle aux yeux de l’équipe artistique, pourtant majoritairement féminine ?), il nous a semblé entendre de ces épisodes violents ou angoissants qu’il eût fallu, donc, supprimer ou recomposer.

Et le triomphe fait aux musicien·n·es, à l’issue du concert, montre qu’il reste à réaliser un gros et long et dur travail d’éveil, de pénétration des idées nouvelles.

Notes

2 – À ce sujet, cf. : https://calenda.org/1033802

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