Archives par étiquette : féminisme

L’ONU, l’Arabie saoudite et les droits des femmes

L’ONU porte l’Arabie saoudite à la présidence du Forum 2025 des Nations unies pour les droits des femmes et l’égalité des sexes.

L’ambassadeur de l’Arabie saoudite auprès des Nations Unies, Abdulaziz Alwasil, a été désigné mercredi 27 mars 2024 pour présider la Commission de la condition de la femme de l’ONU (CSW) lors de sa 69e session, consacrée à la promotion de l’égalité des genres dans le monde pour l’année 2025.

Voir, entre autres :

https://radioexpressfm.com/fr/actualites/onu-larabie-saoudite-preside-le-forum-pour-les-droits-des-femmes-et-legalite-des-sexes/

https://www.mosaiquefm.net/fr/actualites-internationales/1255529/onu-l-arabie-saoudite-a-la-tete-du-forum-pour-les-droits-des-femmes

https://edition.cnn.com/2024/03/28/middleeast/saudi-arabia-chair-un-gender-equality-forum-intl/index.html

Certains articles de presse précisent que l’élection a été approuvée « à l’unanimité par les 47 États membres, en l’absence de tout candidat concurrent ». Mais de quels États-membres et de quel organisme onusien s’agit-il ? Après une rapide recherche sur le web, je conclus qu’il doit s’agir des membres du Conseil des droits de l’homme, dont voici la liste en 2024 :

https://www.ohchr.org/fr/hr-bodies/hrc/current-members

On voit que l’Afghanistan n’y figure pas. Dommage, il aurait peut-être trouvé matière à voter contre ou à s’abstenir. On peut se demander aussi pourquoi il n’a pas présenté un·e candidat·e.

« Anatomie d’une chute » : radiographie d’une imposture (par Isabelle Floch et Jean-Paul Carminati)

Isabelle Floch et Jean-Paul Carminati1 ont vu le film Anatomie d’une chute. Les invraisemblances qu’ils y relèvent sont si nombreuses et flagrantes qu’ils se posent la question de leur fonction : en quoi sont-elles nécessaires au scénario ? C’est alors qu’apparaît, à la fois exacerbée et cautionnée par le contexte « post-metoo », une série de préjugés fantasmatiques culminant dans celui du traitement forcément arbitraire et injuste de la « femme puissante » par une justice et une législation forcément tordues qu’il faudrait donc, à l’instar du film, « corriger » afin qu’elles s’inclinent devant la Femme, quitte à congédier les règles et les garanties de droit les plus élémentaires.

En matière de scénario, l’annonce du « genre » (drame, policier, comique, réaliste, utopique, dystopique) est utile pour couper court à de fâcheux malentendus : Minority Report est dystopique, La Femme d’à côté dramatique, Monthy Python Sacré Graal comique. Le respect de cette règle est d’ailleurs implicite dans la vie de tous les jours. Si notre interlocuteur nous annonce une histoire drôle qui nous rend triste à pleurer, nous nous sentons à la fois décontenancés puis franchement abusés.

À