Les progrès de l’IA mettent en tension les systèmes éducatifs (par Maxime Cruzel)
On pouvait croire que l’apparition de l’IA générative allait remettre les pendules à l’heure dans la doctrine scolaire, en soulignant le besoin de principes, de hiérarchisation des connaissances et donc d’instruction, la nécessité de faire travailler les élèves sur un contenu substantiel organisé. Mais non, on continue avec une doctrine éducative qui promeut les compétences vides et le comportementalisme, et qui maintenant s’autorise d’un apparent bon sens : à quoi bon instruire puisque l’IA sert les connaissances à la demande ? S’appuyant sur de solides et récentes références, analysant les progrès de l’IA et des exemples comparatifs, Maxime Cruzel montre que cette position « inverse le rapport entre savoirs et compétences ». Les compétences ne précèdent pas les connaissances, elles en résultent. À mesure que l’IA se développe et qu’elle change de nature, il est urgent d’instruire.