Archives de catégorie : Diaporama

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Sur les fondements ésotériques de l’intersectionnalité

Dans le prolongement d’études antérieures, François Rastier explore, avec une érudition éblouissante, les fondements mystiques de l’intersectionnalité. On y voit réapparaître le schème raciste du darwinisme social, sous la forme de l’homologation de la hiérarchie raciale et de la hiérarchie sexuelle. L’auteur passe en revue les foyers de l’irrationalisme contemporain abrités par le politiquement correct – New Age, culte de la nouvelle Isis, religion kémitiste, eugénisme intersectionnel, transsexualisme, artificialisme post-humaniste, post-féminisme LGBTQI+ et en analyse les racines théosophiques : « tout cela resterait incompréhensible si l’on persistait à ignorer les fondements superstitieux de l’idéologie intersectionnelle ».

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Vous avez dit « allégeance » ?

De Merwane Benlazar à Bally Bagayoko

Un mot de « l’humoriste » Merwane Benlazar lors de la cérémonie des Molières le 4 mai aux Folies Bergère a été particulièrement remarqué. Faisant son entrée sur la chanson « Douce France » vêtu d’une marinière (« on ne peut faire plus français »), après avoir précisé que sa barbe inculte « a poussé en France », il se voit remettre une baguette de pain par l’animateur. Ce dernier enchaîne en lui présentant une bouteille de vin – qu’il repousse, avec ce propos : « mon allégeance à la République a des limites ».
Que M. Benlazar se rassure. La République française ne demande à personne de consommer pain et vin, ni de faire allégeance à qui ou à quoi que ce soit.

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Orthographe : résultat d’une politique délibérée de désinstruction

La baisse spectaculaire du niveau des élèves et des professeurs, particulièrement en orthographe, fait grand bruit en ce moment. À juste titre. Sur X un « fil » très instructif et plus que consternant fait un tabac.
L’effondrement atteint un point tel que le Ministre de l’Éducation nationale s’en émeut publiquement et prévient : scrogneugneu, on ne va pas continuer à fermer les yeux, il va y avoir des mauvaises notes au brevet des collèges et au bac.
Mais ce n’était pas imprévisible, loin de là.

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Renier les origines, haïr l’original (par Jean-Pierre Sakoun)

La haine envers les Juifs, haine de la filiation

Pourquoi les Juifs suscitent-ils, depuis des millénaires, une haine si tenace et singulière, irréductible à un racisme ou une xénophobie ordinaires ? Lecteur de Jean-François Lyotard, de Pascal Ory et de François Rachline, Jean-Pierre Sakoun avance et analyse deux thèses pour méditer cette question. L’antériorité chronologique du judaïsme sur les deux autres monothéismes et sa survivance obstinée nourrissent une profonde ambivalence envers cet ancêtre embarrassant qui ne se résout pas à disparaître. Sa persistance est aussi celle d’une vitalité dans l’étude et d’une soif inextinguible de savoir. Non seulement ce peuple ancien s’obstine à exister, mais encore il continue à « briller d’un éclat intellectuel et spirituel propre » : c’est à ce double scandale que s’alimente la haine de la filiation. La logique profonde de l’antisémitisme se révèle alors comme le fruit d’un ressentiment envers une promesse d’universalité et une obligation de mémoire ; en ce sens l’antisémitisme est un antihumanisme.

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La psychiatrisation des dissidents de l’islam (I) par S. Elmansour et Q. Bérard

Première partie

Les apostats de l’islam ont le double courage de répudier une dogmatique et d’en révéler publiquement la logique. Un livre récent, principalement composé autour d’entretiens, leur a été consacré : Sonya Zadig « Les enfants perdus de la République. Ils ont quitté l’islam au péril de leur vie » (Fayard 2025). Quentin Bérard et Sofia Elmansour l’ont lu et font état ici de leur déception. Fourmillant d’erreurs et d’approximations, pauvrement documenté, méthodologiquement discutable, centré sur la mise en valeur de son auteur, cet ouvrage commet un « contresens total » en présentant les apostats en « enfants perdus de la République ». Aveugle aux différents types d’apostasie et surtout à la dimension indéniablement émancipatrice et politique de cette dernière, il renouvelle un grand classique de la neutralisation de la dissidence : sa psychiatrisation.

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Le ministre de l’Intérieur redéfinit la laïcité. Serait-il en mission ?

Le 12 mars 2026, à la Grande mosquée de Paris, le ministre de l’Intérieur et des cultes Laurent Nuñez était présent pour une cérémonie de rupture du jeûne marquant la fin du Ramadan. Il y a pris la parole. Dans son intervention, deux déclarations ont été amplement relevées par les médias, à juste titre. Quelques autres points sont à souligner dans ce discours empreint d’un vernis républicain et laïque, mais profondément acquis à une vision « interconvictionnelle » de la cité. On examine quelques bévues dans ce discours, on s’interroge aussi sur sa fonction politique.

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Sur une certaine tranquillité de l’antisémitisme (par Benjamin Hagiarian)

« Un antisémite a toujours son Juif »

Benjamin Hagiarian se penche sur une forme d’antisémitisme « tranquille » qui, parfois à l’insu de son agent, prospère à l’abri d’une bonne conscience. Pouvant être accompagné de divers affects, cet antisémitisme doit attirer notre attention sur l’insuffisance d’une posture morale pour penser la discrimination.

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Assassinat de Samuel Paty, procès en appel. Qui peut dire encore « je fais confiance à la justice  de mon pays » ?

Le 2 mars dernier, la Cour d’assises spéciale de Paris a rendu son arrêt dans le procès en appel sur la décapitation du professeur Samuel Paty en octobre 2020. Si elle a maintenu la qualification d’« association de malfaiteurs terroristes » et prononcé les condamnations relatives pour les instigateurs de la tragédie Brahim Chnina et Abelhakim Sefrioui, elle a en revanche fait preuve d’une indulgence qui confine au déni pour les deux autres accusés, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov les amis du tueur Abdoullakh Anzorov, lesquels l’ont accompagné et secondé dans sa quête d’armes et son périple préparatoire au crime.

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Le Conseil d’État privatise les conflits sur les réseaux sociaux entre citoyens et élus

Une régression pour la démocratie et les droits des justiciables

François Braize, Jean Petrilli et Bruno Bertrand analysent un cas de conflit entre un citoyen et un élu local sur le fonctionnement d’un compte Twitter, conflit arbitré par le Conseil d’État. Loin d’être anecdotiques, ce conflit et sa résolution engagent non seulement le fonctionnement de « l’agora moderne » que sont devenus les réseaux sociaux, mais aussi et surtout le fonctionnement démocratique jusqu’alors en vigueur. L’Avis du Conseil d’État prive en effet les justiciables d’un recours protecteur devant la justice administrative. En renvoyant les conflits au droit privé ordinaire, cet Avis accroît la privatisation de la chose publique.

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« Conduire sa raison » afin de résister en ces temps de « post-vérité »

Nikol Abécassis procède ici à un rappel salutaire. L’usage patient, méthodique et détaillé de la raison universelle, effectué et pensé dès l’Antiquité par la science et la philosophie au prix de ruptures difficiles qui sont autant de conquêtes, témoigne que la condition humaine n’est épuisée ni par l’utile ni par le théologique. Pourvu que cet usage soit sans cesse cultivé et renouvelé, il élève l’humanité à l’autonomie et à la clairvoyance.

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La gauche du « mais quand même à la fin des fins »

En juin 2025, Jérôme Guedj, député PS, s’indignait à juste titre de l’antisémitisme de Jean-Luc Mélenchon en des termes bien sentis. En juillet 2025, il cosignait dans Marianne, avec d’autres élus PS, une tribune contre l’usage du terme « islamophobie » par les instances du PS. Comme Mezetulle l’a écrit à l’époque, on pouvait être tenté de voir là des signes d’une rupture avec la calamiteuse alliance NFP qui avait conduit nombre d’élus LFI à l’Assemblée nationale en juin 2024. Mais, mais… les élections municipales approchent !

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Emmanuel Macron et le « tragique » (par Viviane Niaux)

L’indécence au pouvoir

Viviane Niaux se penche ici sur l’usage présidentiel du terme « tragique ». Elle montre que, en le banalisant et en l’extériorisant, Emmanuel Macron en fait un alibi qui abolit la responsabilité politique.

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IA générative, éducation et idéologie managériale

François Rastier effectue un tour d’horizon analytique au sujet non seulement de l’usage, mais aussi de la promotion pour le moins empressée de l’IA générative en matière d’éducation. Ce zèle pour le « solutionnisme technologique » met à mal la notion même de connaissance qu’il réduit à un inventaire de savoir-faire ; il fait obstacle à la transmission en brouillant l’idée de présence ; il introduit l’idéologie managériale du coaching en quête d’emprise. Il est plus que temps «  de faire de l’école et de l’université les seuls lieux au monde sans écrans et sans IA, condition désormais de la transmission culturelle ».

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L’écriture inclusive par l’absurde

Thierry Foucart enrichit le dossier sur l’écriture inclusive que Mezetulle a ouvert depuis 2014. En prenant et en appliquant à la lettre les injonctions faites au nom de l’écriture inclusive, sa contribution en montre l’absurdité pour tout locuteur francophone. Mais l’absurdité, si elle est en l’occurrence (et comme on en fera l’expérience en lisant ce texte) un sérieux obstacle à la lecture, n’a jamais été un obstacle pour l’imposition d’une idéologie.

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Dossier sur l’écriture inclusive, mise à jour du 22 janvier 2026

Le dossier sur l’écriture inclusive, ouvert sur Mezetulle en 2014, s’enrichit aujourd’hui avec la publication de l’article de Nikol Abécassis « Les délires de l’écriture inclusive ». On trouvera ci-dessous la mise à jour du dossier.

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