Archives de l’auteur : Catherine Kintzler

A propos de Catherine Kintzler

Auteur du blog.
En savoir plus : http://www.mezetulle.fr/catherine-kintzler/

Égalité, compétition et perfectibilité

Faut-il lutter contre toute forme d’inégalité ?

Non seulement la liberté et l’égalité ne sont pas opposées comme on le croit souvent, mais la notion même de compétition, pourvu qu’on la prenne au sérieux, suppose l’égalité. En outre, il apparaît qu’elle peut être bonne pour la démocratie dans la mesure où elle engage la perfectibilité humaine.

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Que fait-on dans une école laïque ?

L’école de la République est-elle faite pour la République ?

Le 21 septembre 2015, une conférence publique a été organisée par le Grand Orient de France pour le 223e anniversaire de la République. Y sont intervenus, parmi d’autres, trois des co-auteurs de l’Appel « Profs, ne capitulons pas ! » paru dans Le Nouvel Observateur en novembre 1989. J’ai présenté une communication consacrée à la laïcité scolaire, intitulée « Que fait-on dans une école laïque ? » aux côtés d’Alain Finkielkraut et d’Elisabeth de Fontenay que j’ai eu plaisir à retrouver.

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Bergson, Freud et le rire

Pris comme objet philosophique, le rire contraint ses théoriciens et les mène souvent sur un terrain commun où ils élaborent, chacun à sa manière, des concepts qui forment, une fois réunis, ce qu’on appelle ici « la théorie classique du rire ». On esquisse un parallèle entre Freud et Bergson à ce sujet.

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Baudelaire et le rire classique

Comment se moquer du monde

Selon une lecture couramment admise, le texte de Baudelaire « De l’essence du rire » marquerait une découverte qui nous aurait délivrés de la vision classique du rire, marquée par la morale et la théologie. En inventant la figure du rire absolu, Baudelaire aurait libéré le rire du soupçon de malignité. On s’attache à montrer que cette lecture est discutable

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Pour un collège de l’exigence

Lire le texte et signer la pétition

Tous les élèves ont besoin d’une Ecole forte et structurée pour réussir. Ecole forte, parce qu’elle affirme sa mission de transmettre des connaissances et des valeurs. Ecole structurée, parce qu’elle donne toute sa place aux savoirs disciplinaires. Nous n’acceptons pas l’affaiblissement des disciplines au profit d’une interdisciplinarité floue […]. Nous n’acceptons pas que l’égalité des chances soit confondue avec l’égalitarisme niveleur et se résume à la suppression de tout parcours d’excellence.

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Chapeau ou casquette ? Non : béret !

À observer les coutumes des randonneurs rencontrés en montagne depuis plus de trente ans, un dilemme oppose généralement ceux du chapeau et ceux de la casquette. Mais ni l’un ni l’autre ne convient vraiment : il faut trouver une troisième voie.

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Couette ou couverture ?

Au royaume de Morphée, deux positions, deux thèses s’affrontent : celle de la couette, celle de la couverture. Deux civilisations peuvent-elles partager la même façon de préparer sa couche ? N’y aurait-il pas plus d’humanités dans la laine du pasteur et du laboureur que dans le duvet du chasseur ?

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Le paradoxe du prochain et le paradoxe du citoyen

La « diversité » : patchwork ou melting pot ?

Peut-on comparer une association politique avec un rassemblement fondé sur des affinités ? Vivre en république, est-ce se regrouper avec ses prochains, est-ce vouloir « vivre ensemble » parce qu’on se ressemble ? Est-ce même rassembler une diversité de communautés ?

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L’opéra merveilleux : machines ou effets spéciaux ?

Merveilleux d’opéra, quasi-nature et physique romancée

L’opéra merveilleux de la France classique (de Lully à Rameau) pose des questions analogues à celles que posent aujourd’hui le cinéma de science-fiction, d’anticipation et le cinéma fantastique : celles de la présentation réelle d’un monde possible. Il les résout par le recours à des machines qui réalisent une physique romancée. Serait-ce une esthétique des effets spéciaux ? On s’interroge ici sur la pertinence et les limites de cette analogie.

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Les Femmes savantes de Molière : savoir, maternité et liberté

On ne peut pas balayer d’un revers de main Les Femmes savantes au prétexte qu’il s’agit d’un ouvrage daté développant des thèses archaïques sur la condition féminine. Le malaise qui nous saisit encore aujourd’hui lorsque nous voyons cette pièce touche un point plus profond. En articulant la question du savoir à celles du mariage et de la maternité, Molière rencontre le problème non résolu d’une assignation réduisant des femmes à la fonction de reproduction.

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Femmes et laïcité : la question de l’assignation

Texte de l’audition de C. Kintzler à la Délégation aux droits des femmes du Sénat

Le 19 mars 2015, j’ai été invitée par la Délégation aux droits des femmes du Sénat, présidée par Chantal Jouanno, à parler des enjeux de la laïcité pour les femmes. Voici le texte de mon intervention, qui fut suivie par un échange chaleureux. Dans un exposé qui doit être bref il est impossible de faire un « tour d’horizon » (qui réclamerait des compétences multiples que je n’ai pas). J’ai donc choisi de concentrer mon propos sur le concept d’assignation.

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Contre l’intégrisme, choisissons la respiration laïque

A lire sur le site du Monde (libre accès)

A lire en libre accès sur le site du monde.fr
L’intégrisme ne peut pas souffrir les points de fuite par lesquels on peut échapper à son exigence d’uniformisation de la vie et des mœurs. Tout ce qui troue ce tissu qu’il veut intégral, ordonné à une parole unique, lui est odieux. Rien d’étonnant à ce qu’il s’en prenne à la liberté d’expression, et généralement à toute altérité.

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La Logique de la bête : manuel de philosophie morale pour trouer le prêt-à-penser « progressiste »

La Logique de la bête, de Didier Barbier et Emmanuel-Juste Duits (Paris, éditions de l’Éclat, 2014), s’inscrit dans la prestigieuse lignée des moralistes français pratiquant la forme brève et le rire grinçant – avec ici des touches de logique formelle et de paradoxes arithmétiques qui réduisent les arguments pseudo-progressistes à leur tautologie, leur contradiction et à leur très sophistiquée férocité.

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Une sénatrice « laïque » fait campagne en faveur des accompagnatrices scolaires porteuses de signes religieux

La sénatrice Françoise Laborde, prix national de la laïcité décerné par le Comité Laïcité République en 2012 – alors que le dessinateur Charb présidait le jury – a accordé un entretien plus qu’étonnant à Libération le 21 janvier 2015. Après avoir rappelé utilement quelques points élémentaires au sujet de la laïcité, elle se déclare en… [lire plus]

Il y a encore des Bastilles à prendre

« Écrasons l’infâme ! »

Après les assassinats des 7, 8 et 9 janvier et la démonstration de puissance d’un grand peuple le 11 janvier. Suffira-t-il d’un revers de main pour déraciner les Bastilles qu’on voit s’édifier sous nos yeux depuis belle lurette ? Suffira-t-il d’un revers de main pour que les accusateurs bienpensants cessent de faire des leçons de morale progressiste, eux qui ont désigné aux tueurs, d’un index coupable, la cible prétendue « islamophobe » ?

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Les risques calculés du néo-libéralisme

Une politique de l’inaperçu

La technostructure ? Nous savons vaguement qu’elle existe, lointaine. En général elle se cache. Mais il lui arrive de se montrer, notamment pour exposer l’art de se cacher. C’est encore pire qu’on ne l’avait imaginé.

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Le visage et la main, le masque et le gant

Le débat sur le port du voile intégral n’a pas seulement eu pour effet de poser un problème de civilité au sens politique du terme. Il a rappelé que le statut du visage a toujours quelque chose d’énigmatique et d’ambivalent. La civilité d’une humanité ordinaire se situe dans une zone moyenne, entre les extrêmes tout aussi inquiétants et mortifères d’une exposition absolue et d’une dérobade absolue.

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Une France intolérante et obsédée par les religions : deux mythes

Un sondage et un rapport récents permettent de prendre quelque distance avec deux mythes complaisamment répandus : celui d’une France où le fait religieux serait une norme sociale jouissant d’une appréciable notoriété, celui d’une France intolérante ou, plus particulièrement, « islamophobe ».

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L’IGN perd le nord et la mémoire

La série de cartes « De loisirs de plein air » de l’Institut géographique national

La série des cartes IGN (Institut géographique national) « De loisirs de plein air » propose des chefs d’œuvre de marketing, inutilisables pour qui veut s’orienter, où au moins deux siècles de savoir et de savoir-faire sont délibérément massacrés par une frénésie d’effacement qui confond simplification et appauvrissement.

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Cuisine ou pâtisserie ?

Garder « une petite place pour le dessert »

La pâtisserie, c’est le modèle chimique et global de la boîte noire, l’effet spécial comme au cinéma, la navigation aux instruments. On ne voit rien. La cuisine, c’est le modèle mécanique et séquentiel, les pignons, les poulies et les cabestans que l’on manœuvre ; on voit tout, on comprend tout.

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