Archives de l’auteur : Jean-Michel Muglioni

A propos de Jean-Michel Muglioni

Ancien professeur de philosophie en classes préparatoires.

Après les attentats du Bardo, enseigner la chronologie

L’attentat perpétré au musée du Bardo ne vise pas seulement à effrayer les touristes essentiels à l’économie tunisienne : il est symbolique du refus radical des islamistes d’admettre qu’il y ait eu d’autres civilisations avant l’islamisation de ces contrées. Ils font aussi table rase de tout ce qui ne correspond pas à leur idée de l’islam – y compris les mosquées ou les œuvres d’art islamiques qui ne sont pas conformes à la représentation qu’ils en ont. Enseigner l’histoire avec toute sa dimension chronologique, c’est leur résister.

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Heidegger, ou peut-il y avoir une philosophie nazie ?

Jean-Michel Muglioni revient, après Edith Fuchs, sur la manière dont ses admirateurs défendent Heidegger. Que peut en penser le profane, n’ayant pas la compétence académique requise pour maîtriser le corpus heideggérien et tout ce qui s’y rapporte ? Rien ne l’oblige à se fier au jugement des clercs : il lui est permis de juger par lui-même et de conclure qu’on ne peut être à la fois philosophe et nazi.

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Les religions relient-elles les hommes ou les séparent-elles ?

Religions, fanatisme et obscurantisme

« Suite aux tragiques événements de ce début d’année, une demi-journée d’étude et de rencontre » a été organisée par l’inspection de philosophie. Mais l’intitulé « ressources philosophiques et spirituelles de l’Islam » étonne Jean-Michel Muglioni, d’autant plus que dans une autre académie on a proposé aux professeurs, certes dans un contexte de liberté d’esprit total, « d’expliciter […] la valeur civilisatrice de toutes les religions ». D’où l’interrogation : la spiritualité telle qu’elle est comprise par le christianisme ou l’islam peut-elle nous apprendre à lutter contre le fanatisme et l’obscurantisme et peut-on la considérer comme un substitut de la philosophie dans un enseignement laïque ?

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Que signifie enseigner sous protection policière ?

Jean-Michel Muglioni réfléchit sur un paradoxe révélé par un « fait divers » : on fait appel à la police pour installer la discipline que l’école ne sait pas faire respecter. Mais cela n’installe pas pour autant l’autonomie véritable de la discipline scolaire. Loin d’un rappel à l’ordre, ce recours est l’indice d’un profond désordre. Une fois de plus, l’école, qui a été rendue incapable de se concentrer sur ses missions propres, est renvoyée à son extériorité.

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Image, alphabétisation, laïcité

Jean-Michel Muglioni entend montrer qu’il y a un refus de l’image qui est aussi idolâtre que l’idolâtrie – c’est-à-dire la sacralisation de l’image – et que seule la parole et donc la maîtrise d’une langue et l’alphabétisation peuvent nous en délivrer. Mais à cet égard la leçon des assassinats de janvier à Paris ne semble toujours pas comprise.

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Le sens de la marche du 11 janvier : sursaut ou soumission ?

Une affaire Calas mondialisée

La manifestation d’unité nationale du 11 janvier 2015 sera aussi insignifiante que la manifestation des champs Elysées après la victoire de l’équipe de France de football, si elle n’est pas suivie par une politique réellement républicaine et d’abord par un sursaut laïque de la part du gouvernement français, c’est-à-dire d’une gauche qui a abandonné la laïcité depuis déjà longtemps, comme nous sommes nombreux à l’avoir écrit sur Mezetulle. La France est devant une affaire Calas mondialisée

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Grèce. Histoires de dette, de cigales, de fourmis et de cochons

Deux textes de Jean-Michel Muglioni

En 2011 alors que la « crise » grecque battait son plein et qu’on voyait fleurir l’injurieux acronyme PIGS désignant les pays endettés, Jean-Michel Muglioni offrait à Mezetulle deux articles qu’il me semble plus qu’opportun de remettre « à la Une » en ce moment. Je les regroupe ici, sous un titre général de mon cru, dans l’ordre chronologique de leur publication initiale.

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La compassion d’Arte envers les islamistes en Tunisie

Par Jean-Michel Muglioni. La chaîne de télévision Arte a diffusé le 4 novembre 2014 une émission sur Ennahdha, le parti de la renaissance islamique tunisien. Le téléspectateur qui connaît un peu la Tunisie ne peut qu’être étonné de la naïveté avec laquelle l’histoire d’Ennahdha est présentée : comme s’il n’y avait pas eu une lutte violente et très serrée par laquelle les Tunisiens (et d’abord les Tunisiennes), presque tous musulmans, se sont opposés à l’islamisation de leur pays. Ce documentaire reflète l’incapacité de la France et de l’Europe à s’opposer à l’islamisme.

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La séduction de la terreur

Jean-Michel Muglioni propose ici un début de réflexion sur la cause générale de la séduction du terrorisme.

Une ère de terrorisme ne fait que commencer. Le vide intellectuel et moral de notre temps et la réduction de la politique à l’économie font le lit des fanatismes religieux, car les hommes ont d’autres exigences que l’argent. Pourquoi notre société a-t-elle des enfants perdus ? C’est qu’il n’y est pas question d’en faire des hommes mais seulement des producteurs et des consommateurs.

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