Le cactus inter-religieux de Guillaume Lanneau
Œuvre du graphiste Guillaume Lanneau, ce cactus « inter-religieux » nous administre une piqûre de rappel salutaire. Laissons-le vivre, mais sans l’arroser ni lui donner d’engrais.
Œuvre du graphiste Guillaume Lanneau, ce cactus « inter-religieux » nous administre une piqûre de rappel salutaire. Laissons-le vivre, mais sans l’arroser ni lui donner d’engrais.
Les carnages du 13 novembre à Paris revendiqués par l’Etat islamique visent l’urbanité. L’article qui suit esquisse quelques réflexions sur cette notion où l’on peut voir pourquoi elle est, aux yeux de tous les intégrismes, un concentré d' »abominations ».
Le communiqué par lequel l’État islamique revendique les carnages qui ont eu lieu le 13 novembre à Paris ne s’embarrasse pas de circonlocutions, il ne fait pas de périphrases pour ne pas choquer ou « stigmatiser ». Le nom de ce qu’il entend éradiquer, mettre à feu et à sang, y est clairement affiché avec l’insolence de ses propriétés honnies : « Paris, capitale des abominations et de la perversion ».
Elisabeth Lévy, en très grande forme, vient de nous offrir deux bijoux de littérature satirique qui épinglent ce qu’elle appelle « la gauche olfactive » et « la gauche lyncheuse ».
Deux entretiens Catherine Kintzler. Dans le magazine « papier » Marianne du 6 au 12 novembre au sein du dossier que Alexis Lacroix consacre à « Condorcet, le professeur de liberté ». Et sur le site Figarovox, rubrique Politique, « Grand entretien » avec Alexandre Devecchio, intitulé « La laïcité, c’est d’abord une liberté ».
Le 20 octobre, le magazine Marianne organisait un meeting sur le sujet « Peut-on encore débattre en France ? » auquel j’ai participé, entre autres intervenants. En relation avec le thème de la soirée je m’étais donné pour sujet de caractériser quelques-uns des procédés d’étouffement du débat. Ceci est le texte intégral de mon intervention.
Dania Tchalik retrace l’histoire de l’établissement et de la promotion des conservatoires jusqu’au moment où le désengagement de l’État, conjugué à une politique culturelle au service des « demandes », installant un… [lire plus]
Condorcet montre que la constitution du corps politique républicain ne peut pas faire l’économie de la question du savoir dans sa relation singulière à chaque citoyen. L’instruction publique assure l’articulation entre la souveraineté populaire et la légitimité des décisions issues de cette souveraineté. Il s’agit bien de l’instruction car la question de l’erreur y est décisive.
Je propose ce texte au moment où paraît la troisième édition de mon « Condorcet, l’instruction publique et la naissance du citoyen » (Paris : Minerve, 2015).
Le 7 mai 2015, le président de la République lançait l’étape décisive de la refondation de l’École : un grand plan pour le numérique doté d’un milliard d’euros sur trois ans. La pédagogie activement promue par les pouvoirs publics et les experts vise-t-elle principalement à défendre les intérêts bien compris de ses missionnaires ou bien à promouvoir la cause d’une certaine innovation économique – les deux objectifs n’étant pas foncièrement incompatibles ?
Non seulement la liberté et l’égalité ne sont pas opposées comme on le croit souvent, mais la notion même de compétition, pourvu qu’on la prenne au sérieux, suppose l’égalité. En outre, il apparaît qu’elle peut être bonne pour la démocratie dans la mesure où elle engage la perfectibilité humaine.
Le 21 septembre 2015, une conférence publique a été organisée par le Grand Orient de France pour le 223e anniversaire de la République. Y sont intervenus, parmi d’autres, trois des co-auteurs de l’Appel « Profs, ne capitulons pas ! » paru dans Le Nouvel Observateur en novembre 1989. J’ai présenté une communication consacrée à la laïcité scolaire, intitulée « Que fait-on dans une école laïque ? » aux côtés d’Alain Finkielkraut et d’Elisabeth de Fontenay que j’ai eu plaisir à retrouver.
Le « jardin interreligieux » qui entoure une église de la banlieue strasbourgeoise illustre à merveille les progrès de la dérive pédagogiste. Il est moins dédié à la contemplation religieuse individuelle qu’à une religion civile, celle du « vivre-ensemble ».
Charles Coutel diffuse cet appel pour la réinstitution de l’École républicaine – c’est aussi une invitation à sortir d’un « long sommeil sociologique ».
Au moment où des associations d’agriculteurs s’apprêtent à perturber la circulation en Île de France (12 millions d’habitants, ça fait du monde à emm…), je reçois un courrier de l’Association des professeurs de Lettres, intitulé « Réponse à une non-réponse ».
La presse a largement relayé ces derniers jours le haut fait d’une émission de télé-réalité australienne : envoyer des candidats en Syrie sous le feu des djihadistes de l’État islamique. Rien que pour voir ce que ça fait et surtout pour montrer la scène à la télé
Le point de vue laïque généralement retenu par Mezetulle s’en tient à une conception extérieure de la relation entre violence et religion. Mais le point de vue intérieur guidé par l’analyse critique n’en est pas pour autant disqualifié : il est toujours utile de savoir, toujours inutile d’ignorer, et une société ne serait pas laïque si elle n’assurait pas la liberté du savoir. André Perrin adopte ici ce point de vue et s’interroge sur l’existence de rapports intrinsèques entre religion et violence. En se penchant sur le cas du christianisme et sur celui de l’islam, il montre que cet examen conduit à la question de l’interprétation des textes, ou plutôt à celle de sa possibilité.
Il est probable que le gouvernement tunisien n’a pas pris toutes les mesures qu’impose la lutte contre le terrorisme. Il est certain que les islamistes prétendument modérés qui ont gouverné… [lire plus]
Le 13 juin Alain Finkielkraut avait invité Jacques-Alain Miller et Jacques Rancière à poursuivre la controverse qui les avait opposés dans la revue La Règle du jeu. Les interventions de Rancière à « Répliques » donnent la mesure du naufrage de la pensée critique lorsqu’elle conjugue islamophilie politique, américanophobie et antisionisme.
Pierre Blazevic et Geneviève Zehringer, en analysant l’équivocité et la nocivité de la notion de « socle commun », soulèvent la question de la légalité de la réforme des collèges. La loi Peillon, sur laquelle s’appuie la réforme, a confisqué la détermination des principes de l’enseignement au législateur pour les confier à l’exécutif.
La France n’est pas l’Europe ; l’Europe n’est pas le monde : il est donc bon que les programmes scolaires ne se réduisent pas à ce qu’on appelait naguère l’histoire de France…. [lire plus]