L’école sans maîtres
Mi-mai, tous les instituteurs de France ont été destinataires d’une lettre de leur ministre dans laquelle on pouvait lire : « Vous enseignez à l’école primaire, dans la scolarité de l’élève. Si l’adjectif indique qu’elle est première, chronologiquement […] il peine à rendre compte de l’importance de ce qui s’y joue. […]. Cette priorité n’est pas un vain mot ; elle n’est pas restée lettre morte. Elle s’est traduite, concrètement, dans les nombreuses mesures prises depuis 2013. » À la lecture de cette prose ministérielle, je me suis dit que madame Vallaud-Belkacem et moi-même ne voyions pas la réalité scolaire du même côté du mystère.