Archives de l’auteur : Catherine Kintzler

Catherine Kintzler

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Auteur du blog.

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Réédition du livre de Jacques Muglioni « L’école ou le loisir de penser »

Sous le beau titre « L’école ou le loisir de penser », les textes de Jacques Muglioni réunis initialement en 1993 sont réédités chez Minerve. Ils témoignent du combat acharné qu’il a mené pour la défense de l’école contre les réformes successives, et parfois les ministres, qui depuis au moins 1965 la trahissent.
J’ai eu le plaisir et l’honneur de rédiger la préface de cette nouvelle édition.

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À la mémoire de Robert Damien, philosophe et rugbyman

C’est avec une grande émotion que j’ai appris le décès de Robert Damien, survenu le 26 octobre 2017. Philosophe rigoureux, rugbyman pensif et averti (il fut aussi entraîneur de l’équipe de Lons-le-Saunier) il a toujours conservé dans tous les aspects de son activité les manières d’un gentleman pour lequel la force est une grâce qui se cultive et dont il faut être digne.

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L’écriture inclusive séparatrice. Dossier récapitulatif

Faites le test « Bisous à tous deux »

Au moment où la discussion sur l’écriture dite « inclusive » semble atteindre son étale de haute mer, je propose ci-dessous une récapitulation des articles publiés sur Mezetulle à ce sujet et sur la féminisation des termes.
Je saisis l’occasion pour ajouter une pièce au dossier. Le test « Bisous à tous deux » révèle que l’écriture « inclusive » et généralement la novlangue acharnée à séparer les sexes non seulement sont exclusives, mais qu’elles procèdent à une « invisibilisation ».

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« L’éducation à armes égales », dialogue entre J.-M. Blanquer et C. Kintzler dans ‘Philosophie magazine’

À lire dans le n°114 (novembre 2017) de Philosophie magazine, l’entretien entre Jean-Michel Blanquer ministre de l’Éducation nationale et Catherine Kintzler. Leurs propos ont été recueillis, introduits et présentés par Martin Legros, rédacteur en chef.
Voici la présentation du texte et trois brefs extraits qui ne font qu’effleurer quelques sujets abordés au cours de ce substantiel échange.

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L’écriture inclusive pour les malcomprenant·e·s

J’essaie de me mettre à l’écriture inclusive, avec bien du mal. Il faut dire que je traîne un lourd handicap, séduite que j’étais par les raisonnements de l’Académie française. Elle prétend que genre grammatical et genre naturel sont disjoints, et qu’il existe en français un genre marqué et un genre non marqué ayant valeur extensive. J’en étais encore là lorsque j’ai publié mon affreux poisson d’avril 2017. Maintenant que j’ai pris de bonnes résolutions pour la rentrée, je fais des exercices de rééducation. Mais il y a encore des choses que je n’arrive pas à faire ou que je ne comprends pas. Voici par exemple deux difficultés.

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Du respect érigé en principe

Blasphème et retournement victimaire : faut-il « respecter toutes les croyances » ?

Les anciennes législations sur le blasphème tendent à disparaître dans les États où règne la liberté d’expression. Mais l’accusation de blasphème n’a pour autant pas disparu ni perdu en virulence : elle a changé de nature et de sens en opérant un retournement victimaire. Ce n’est plus Dieu ou ses prophètes qui sont prétendument offensés, mais les croyants eux-mêmes dans leur sensibilité – comme le montre notamment sur l’exemple du cinéma Jeanne Favret-Saada dans son dernier ouvrage. La conséquence d’un tel retournement, s’il était admis, n’est pas mince : faut-il considérer les convictions comme essentielles à la personne et ériger en principe le respect de toute croyance du fait qu’elle s’affirme comme telle ? On relira à ce sujet un passage de la Constitution de la Ve République.

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Art, transgression, permissivité : sur un livre de N. Heinich

Commentaire du livre « Le Triple jeu de l’art contemporain »

Nathalie Heinich, lauréate du prix Pétrarque de l’essai 2017, a été récemment la cible d’une méprisable polémique de la part d’« intellectuels » lanceurs d’anathèmes fondés sur des ragots. Indignée par tant de bassesse et de malhonnêteté, je remets en ligne un article (publié sur l’ancien site) consacré au livre « Le Triple jeu de l’art contemporain ».
Il s’agit d’un très bel ouvrage de sociologie de l’art qui engage une réflexion sur les rapports entre transgression, norme et liberté. C’est aussi un livre de philosophie morale et politique qui révèle la face inquiétante de la permissivité.

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« Qu’est-ce que la laïcité ? » traduit en arabe

Je suis fière et heureuse d’annoncer la publication de la traduction en arabe de mon livre Qu’est-ce que la laïcité ? (Vrin, 2007, 2008).

L’ouvrage en arabe est publié par le National Centre for Translation de la République d’Egypte. Mes remerciements chaleureux vont aux traducteurs Guillaume de Vaulx, Mohammad Zanaty et Fatma Khalil.

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Pourquoi survalorisons-nous l’interprétation en musique ?

Le modèle alphabétique et l’exemple de Glenn Gould

L’interprétation musicale gagnerait à s’inspirer du modèle alphabétique pratiqué dans la lecture afin de libérer à la fois l’interprète et l’auditeur d’une vision transcendante et surabondante de l’exécution. Contre l’exhibitionnisme et le spiritualisme de l’interprétation en musique on propose ici une réflexion minimaliste sur les textes du pianiste Glenn Gould.

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Oser bêtement un bulletin Macron : tenaille ou chantage ?

Je fais partie de ceux qui mettront un bulletin « Macron » dans l’urne sans faire d’état d’âme dimanche. Cela n’emporte pas l’adhésion aux propositions de ce candidat. L’enjeu me semble en effet se situer un cran au-dessous de ‘la’ politique. On peut déplorer d’en être là, mais c’est loin d’être négligeable : on passe du niveau de la construction à celui des fondations ; c’est ‘du’ politique qu’il s’agit. Et l’arithmétique la plus bête parle aussi en ce sens.

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23 avril, Mélenchon entre dans une zone d’obscurité

Les « médiacrates » – comme il dit – n’ont pas à se forcer pour présenter Jean-Luc Mélenchon à l’issue du premier tour de la présidentielle comme un mauvais perdant grincheux : il s’en charge lui-même, entre dans une zone d’obscurité douteuse et s’adonne à l’ivresse du gâchis politique !

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Mélenchon à Toulouse: une gauche qui ose renouer avec les Lumières

En écoutant le discours de Jean-Luc Mélenchon à Toulouse le 16 avril et son éloge philosophico-historique de la liberté de conscience, en l’entendant évoquer l’histoire de cette région et remonter jusqu’aux Cathares, je me disais : aura-t-il l’audace d’évoquer l’affaire Calas ? Eh bien oui, il l’a fait ! Ce tribun force l’admiration pas seulement par son souffle, sa culture, sa force : il ne renonce jamais, sous prétexte clientéliste, à s’adresser à l’intelligence des « gens », à les traiter à la hauteur qui leur sied. Et une grande partie du propos fut à l’avenant de cette audace.

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Nation divisée, paix civile menacée. Candidats, osez la laïcité !

Manifeste pour la laïcité du Comité Laïcité République 31 mars 2017

J’ai signé ce Manifeste pour la laïcité lancé par le Comité Laïcité République. Publié également sur Marianne.net, il s’adresse aux candidats à l’élection présidentielle et est proposé aux citoyens pour signature. En voici les premiers paragraphes.

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Constitutionnaliser 3 principes de la loi de 1905

Slate.fr a demandé à 100 chercheurs de rédiger, dans un calibre restreint, des « propositions pour la France » avant l’élection présidentielle. Invitée à cet exercice, j’ai proposé la constitutionnalisation de trois principes inspirés de la loi du 9 décembre 1905. La proposition à première vue n’est pas vraiment originale ni nouvelle ; mais à ma connaissance… [lire plus]

Laïcité et intégrisme

Le régime politique laïque installe une dualité libératrice permettant à chacun d’échapper aussi bien à la pression sociale de proximité qu’à une uniformisation officielle d’État. Les intégrismes, qui ne souffrent aucun point de fuite, ne peuvent que le détester. Aussi la laïcité est-elle le point de résistance le plus puissant pour les affronter – à condition de ne pas renoncer à cette puissance par des « accommodements » qui la ruinent.

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Rugby : la mentalité de « valeureux perdant »

Entre Cyrano de Bergerac et le « livret de compétences »

Après les courtes défaites contre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, le XV de France trébuche encore de peu (3 points) contre l’Angleterre à l’ouverture des 6 nations 2017. Cette régularité de « valeureux perdant qui méritait mieux » et dont on aligne les statistiques après chaque match (n’ont-ils pas coché toutes les cases du « livret de compétences » ?) demande quelque réflexion : ce qu’il faut réussir, c’est l’épreuve ! [Avec un ajout du 12 février après la victoire brouillonne contre l’Écosse… enfin !]

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« Une France soumise. Les voix du refus », sous la dir. de Georges Bensoussan et al.

‘Une France soumise. Les voix du refus’, collectif sous la dir. de Georges Bensoussan, Charlotte Bonnet, Barbara Lefebvre, Laurence Marchand-Taillade, Caroline Valentin (Albin-Michel). Un recueil de témoignages accablants et d’analyses sur le développement du communautarisme, l’extension de l’islam politique, le sectarisme, le sexisme, et sur les ravages du multiculturalisme en France. La lecture en est d’autant plus éprouvante qu’elle souligne une lâcheté collective qui met en péril le modèle républicain.

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« Sortir du manichéisme, des roses et du chocolat » de M. Storti

Dans son livre Sortir du manichéisme. Des roses et du chocolat, Martine Storti s’en prend aux « oppositions paresseuses » qui tiennent trop souvent lieu de pensée sur les questions dites « d’identité » et propose une analyse – qui est aussi une mise à plat – de leur profonde complicité.

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Descartes, la bigoterie et le fanatisme

Dans un article des Passions de l’âme (1649) dont l’écriture ne cesse de monter en puissance jusqu’à une sorte d’explosion finale, Descartes caractérise, en quelques lignes, le fanatisme religieux.

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Jean-Jacques Rousseau et l’enfance

De l’enfant gâté au petit prince

En s’efforçant, dans un traité d’éducation fictive, de dégager une enfance essentielle, Rousseau travaille un aspect du programme philosophique qu’il poursuit dans toute son œuvre. Son objet n’est pas tant d’exposer comment on devrait élever un enfant que de remonter, par des opérations d’extraction, à un point-origine qui révèle un élément premier, enfoui mais toujours actif, du principe humain : un état à la fois absolu et inachevé de la conscience qui se manifeste par l’absorbement en soi-même et où la jouissance de soi, pour être parfaite, règle sa liberté par la pure extériorité inerte des choses.

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